Angleterre: «Je fais mon travail», Emery répond aux sifflets après avoir (encore) remplacé Lacazette

FOOTBALL L'attaquant tricolore est sytématiquement remplacé en cours de match, quand il n'est pas remplaçant au coup d'envoi...

J.L.

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Alexandre Lacazette, le remplacé préféré d'Unai.
Alexandre Lacazette, le remplacé préféré d'Unai. — Matthew Impey/REX/Shutterstock/SIPA

Une série de 22 matchs sans défaites au cœur de l’automne, des résultats encourageants dans l’ensemble (Arsenal est 5e à deux points de Chelsea), mais une sale manie qui commence à sérieusement agacer les fans des Gunners. Quel que soit le scénario des matchs, Emery réservé systématiquement son premier changement à Alexandre Lacazette. Quand ce dernier est sur le banc au coup d’envoi, il rentre à la mi-temps, et quand il est enfin titulaire, il est toujours le premier à sortir un peu après l’heure de jeu.

Un changement payant lors de la victoire d’Arsenal contre Fulham (Ramsey, son remplaçant, a marqué), mais une décision sifflée par une large partie de l’Emirates qui aimerait voir le Français plus longtemps sur le terrain. Buteur contre Fulham (4-1), Lacazette, qui a souvent montré des signes de frustration ces derniers temps pour les mêmes raisons, a cette fois-ci décider de soutenir son manager en applaudissant la foule et en encourageant ses équipiers au moment de sa sortie.

« Je comprends les supporters, mais j’ai pensé qu’on avait besoin de plus de contrôle au milieu, a répondu Emery. Il fallait un joueur plus proche de Séri, pour ne pas le laisser distribuer le jeu. J’ai juste besoin de faire mon travail, et pas en fonction de ce que peuvent penser les supporters ».

Les supporters lyonnais qui connaissent bien le garçon savent pourtant qu’une des grandes qualités de Lacazette est son endurance, qui lui permet souvent de peser sur les défenses sur le long cours pour les punir à l’usure, mais il faut croire qu’Emery ne regardait pas trop le championnat de France quand il entraînait le PSG. L’international tricolore peut toutefois se consoler en pensant au sort réservé à Ozil, placardé par Emery depuis plusieurs semaines pour des raisons obscures.