«Je n’ai pas l’impression de faire quelque chose d’extraordinaire», dit Mbappé, qui fête ses 20 ans

FOOTBALL On ne voit pas du tout ce qui pourrait lui faire croire le contraire...

N.C.

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Kylian Mbappé, heureux de vivre.
Kylian Mbappé, heureux de vivre. — Elyxandro CEGARRA/SIPA

Avec lui, on utilise toujours trop le mot « déjà ». Kylian Mbappé a 20 ans ce mercredi, et il est déjà champion du monde après avoir marqué 4 buts en phase finale, déjà double champion de France, a déjà gagné les deux coupes nationales et a déjà fini dans le top 5 du classement du Ballon d'or. On vous épargne tous ses records de précocité, ils sont trop nombreux.

Mais pas de quoi le faire vaciller pour autant. On en a l’habitude maintenant, l’homme qui parlait de la victoire au Mondial comme d’une étape dès le 15 juillet au soir dans les couloirs du Luzhniki reste incroyablement serein face à tout ça.

« Ce qui est étrange, c’est que je n’ai pas l’impression de faire quelque chose d’extraordinaire. Les gens me disent le contraire mais, moi, je ne fais que vivre mon rêve, a-t-il raconté dans une interview au Parisien à l’occasion de son anniversaire. J’ai toujours rêvé d’avoir cette vie. Je voulais devenir footballeur comme d’autres veulent réussir dans d’autres domaines. Le football, c’est quelque chose de très médiatisé, ça engendre beaucoup de fans et beaucoup de passion. Mais, moi, je n’ai pas l’impression d’être quelqu’un d’exceptionnel. »

Dans cet entretien, où il parle de ses idoles Roger Federer, LeBron James, Cristiano Ronaldo ou Zinédine Zidane, on apprend que le cadeau qui lui ferait le plus plaisir serait de gagner la Ligue des champions avec le PSG. Et plus globalement, « encore plein de trophées ! ». Et dans 20 ans, où se voit-il Kyky ? « J’espère que je serai entraîneur ! Mon père (Wilfrid) et mon oncle (Pierre) m’ont montré la voie à suivre et ce métier m’a toujours fasciné. Je suis un amoureux du terrain et j’aimerais ne jamais le quitter. » S’il réalise la carrière pour laquelle il est prédestiné, il ne devrait pas avoir trop de mal à trouver des portes ouvertes pour s’y essayer.