L’Allemagne reconnait sa défaite

Pierre Koetschet (à Vienne)

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Le capitaine de l'équipe d'Allemagne, Michael Ballack, court toujours après son premier titre international après la défaite de son équipe en finale de l'Euro-2008 (0-1) devant l'Espagne, dimanche à Vienne.
Le capitaine de l'équipe d'Allemagne, Michael Ballack, court toujours après son premier titre international après la défaite de son équipe en finale de l'Euro-2008 (0-1) devant l'Espagne, dimanche à Vienne. — Mladen Antonov AFP

Le regard perdu de Michael Ballack au coup de sifflet final en a dit plus long que tous les discours d’après-match. La Mannschaft a été battue par plus forte qu’elle, et il n’y avait pas grand-chose que pouvait faire le capitaine allemand, sinon encaisser une nouvelle défaite en finale, un mois à peine après celle en ligue des champions.

Pourtant, à y regarder de plus près, il y a bien quelques raisons de se réjouir du aprcours de l’Allemagne, ce que n’a pas manqué de faire après le match Joachim Löw, le visage pourtant visiblement marqué par la déception. «Nous sommes en haut de l’Europe, nous avons beaucoup progressé ces deux dernières années.»

«Nous n’avons pas été assez constants»

Perfectionniste, le coach allemand, qui devrait continuer jusqu’à la Coupe du monde sud-africaine voit bien quelques domaines à améliorer: «Nous n’avons pas été assez constants. Nous n’avons pas toujours réussi à jouer à notre meilleur niveau, ce qu’a très bien su faire l’Espagne.»

Après le match perdu face à la Croatie, personne ne donnait plus cher des chances de l’Allemagne, pourtant favorite avant la compétition. Un réaménagement tactique et un reconditionnement psychologique plus tard (sur le mode, arrêtons de nous regarder comme des vainqueurs, et recommençons à nous battre), l’Allemagne a retrouvé les valeurs qui ont fait sa force.

Lacunes

Mais un état d’esprit ne suffit pas toujours à gagner une compétition. Face au talent espagnol, certains joueurs ont montré leurs lacunes au plus haut niveau, notamment Christoph Metzelder et Philipp Lahm, fameux contre-attaquant, mais souvent pris en défaut en défense. Pour viser plus haut en 2010, il faudra compenser ses manques là, et espérer que Balalck en ait fini avec la poisse.