Etoile Rouge-PSG: Premier, qualifié et sans frayeur, Paris avait tout d'un grand

FOOTBALL Le PSG n’a pas tremblé une micro seconde pour marcher sur l’Etoile Rouge et valider sa qualification en 8e de finale…

Julien Laloye

— 

Neymar et Mbappé ont fait le boulot à Belgrade.
Neymar et Mbappé ont fait le boulot à Belgrade. — FRANCK FIFE / AFP

De notre envoyé spécial à Belgrade,

Maintenant que c’est fait, on peut le dire. Il nous est arrivé de penser que le PSG ne passerait pas cette phase de poule. En s’imposant avec autorité au Marakana (4-1), les hommes de Tuchel ont montré qu’on avait tort de s’inquiéter. Espérons désormais que la première place du groupe leur servira à quelque chose au tirage.

On attendait de voir >> Paris solide dans l’adversité

Pour toutes les fois où on s’est moqué de nos parisiens fragiles dans les univers hostiles, reconnaissons au PSG d’avoir surmonté l’épreuve de caractère belgradoise avec brio. Ces matchs aux allures de 32e de finale de Coupe d’Europe suivent le même scénario : un but très tôt et on pose les pieds sur le canapé en attendant l’écurie, un but qui ne vient pas et vogue la galère. L’affaire était donc entendue en partie à la 10e minute, quand la McLaren de Mbappé déposait la Clio 2 de Stojkovic pour Cavani. La suite a été maîtrisée en dehors d’un petit trou d’air de rien du tout à l’heure de jeu, permettant à l'Etoile Rouge de revenir brièvement dans le coup.

On n’en attendait pas moins >> La régalade Neymar au Marakana

Dans un stade au nom pareil, Neymar n’avait pas le choix. Le Brésilien a mis du temps à se chauffer, mais tout s’est accéléré quand il a offert le but de la soirée. Une course en diagonale pour coucher toute la défense serbe, Borjan compris. Le gardien de l’Etoile Rouge était déjà au lit avec une tisane quand le Parisien déclenchait enfin. Il a parfois trop cherché la faute après le repos à la manière d’un basketteur qui veut ses lancers, mais c’est encore lui qui mate la rébellion obtenant le coup-franc du but de Marquinhos (74e), puis en servant Mbappé dans les arrêts de jeu.

On attendait presque mieux >> La ferveur du public serbe

Ne jouons pas les snobinards en conquête. Les ultras de l’Etoile Rouge nous ont fait vivre une belle soirée, mais même l’enthousiasme le plus débridé ne peut rien quand l’adversaire est implacable. Mention toutefois à un ou deux chants très imaginatifs, visant pour l’un à dédicacer une insulte personnalisée au trio d’attaque parisien, et pour l’autre à souligner les accointances supposées de l’UEFA avec le crime organisé. Dommage que le temps fort serbe n’ait pas duré plus longtemps : le stade ne demandait qu’à vrombir un peu plus.