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« C'est ma dernière chance», la longue quête de Mahut en Coupe Davis

Coupe Davis France-Croatie: « C'est ma dernière chance», la longue quête de Nicolas Mahut va enfin prendre fin

TENNISLe joueur de 36 ans, associé en double à Pierre-Hughes Herbert, va disputer ce samedi la première finale de Coupe Davis de sa carrière...
François Launay

François Launay

L'essentiel

  • Ce samedi face à la Croatie, la paire Mahut/Herbert va essayer d’éviter une défaite prématurée à l’équipe de France déjà menée 2-0 en finale de la Coupe Davis.
  • Le plus gros défi de la carrière de Nicolas Mahut qui va jouer sa première finale.
  • Sorti de l’équipe au dernier moment l’an passé en finale, l’Angevin de 36 ans a une belle occasion de changer la fin de l’histoire.

S’il fallait résumer l’amour que voue Nicolas Mahut à la Coupe Davis, une image suffirait. Celle saisie vendredi au moment de la Marseillaise sur le court du stade Pierre-Mauroy avant le premier match de la finale. On y voit le joueur de 36 ans submergé par l’émotion avec les larmes qui coulent.

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Il faut dire que l’Angevin touche enfin du doigt son Graal. Ce samedi après-midi, associé à Pierre-Hugues Herbert pour sa première finale, il va tenter de relancer des Bleus très mal embarqués face à la paire croate Mate Pavic/Ivan Dodig. Quand certains joueurs rêvent de gagner un grand chelem, Nicolas Mahut a fait de la Coupe Davis une quête personnelle depuis qu’il a commencé sa carrière. Une passion qui l’a contaminé devant sa télé un week-end de novembre 1991 quand il a vu la France gagner le saladier d’argent. « Je voulais vivre ça. Et toute ma carrière, je me suis préparé à ça », confie le joueur.

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La cicatrice de l'an passé

Dans cette compétition qu’il a découverte il y a seulement trois ans, Mahut a connu le meilleur mais surtout le pire. L’an passé, alors qu’il était quasiment sûr de jouer le double avec son pote de toujours Julien Benneteau, Yannick Noah a préféré au dernier moment l’improbable paire Gasquet/Herbert. Une claque dans la gueule et une blessure que le trentenaire a ressassée pendant longtemps comme le confirme Michaël Llodra, son entraîneur en début d’année.

« Ça a été très dur pour lui. J’ai passé les trois premiers mois avec lui. Il ne passait pas une journée sans qu’il me sorte une petite anecdote sur le sujet. On sentait que ça l’avait touché. Et ça a mis quelque temps avant de vraiment faire abstraction de tout ça. J’ai beaucoup insisté sur le fait qu’il avait encore une chance de jouer cette finale. Je suis très content pour lui parce qu’il va avoir cette chance ce samedi. C’est quelque chose d’unique quand on est un joueur de tennis professionnel », se réjouit l’ancien joueur devenu consultant pour France Télévisions.

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Le train ne repassera pas deux fois

Mahut est bien conscient que le train ne repassera pas deux fois. Sa première finale de Coupe Davis sera aussi sa dernière au vu de la réforme de la compétiton dès l'an prochain. Impossible donc de laisser passer cette occasion de jouer les sauveurs de la patrie dans ce match déjà décisif.

«C’est ma dernière chance. Ça fait trente ans que je l’attends. Je l’ai à portée de main et on a la possibilité de réaliser quelque chose d’incroyable face à une équipe qui sera notre plus grand défi. L’excitation est peut-être encore plus importante que l’année dernière pour toutes ces raisons là », confie Mahut.

Et l'émotion est forcément décuplée dans un contexte inédit pour lui. « Le danger c’est de se laisser rattraper par l’émotion au moment de jouer ce match. Pour être bon, il faut être centré sur l’essentiel. C’est une situation dans laquelle je ne me suis jamais retrouvé. J’espère que je vais bien réagir», conclu le joueur qui espère que les larmes qui couleront samedi soir seront celles de la victoire. Et du sursis pour l'équipe de France.