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La Grèce ne change pas une équipe qui a gagné il y a quatre ans

La Grèce ne change pas une équipe qui a gagné il y a quatre ans

EURO2008 – Tenants du titre, mais déjà éliminés, les Grecs vont disputer un match pour du beurre contre l’Espagne. Mais Rehhagel va garder son poste…
A Salzbourg, Antoine Maes

A Salzbourg, Antoine Maes


Ça ne sent pas du tout l’Euro à Salzbourg. La pluie douche la ville de Mozart, qui reçoit des Espagnols déjà qualifiés et des Grecs déjà éliminés. Alors qu’Aragones est annoncé partant, c’est le coach d’en face, Otto Rehhagel, qui va rester à son poste. Le monde à l’envers.

On ne touche pas au mythe

Il y a quatre ans, le coach allemand est devenu un dieu vivant au pays de l’Acropole. Avec son jeu ultra-réaliste, mais aussi ultra-respectif, la Grèce avait fait peur à tout le monde. Faire le coup deux fois de suite aurait relevé du miracle. De là à être la seule équipe à n’avoir pas encore marqué, il y a une marge.


Les dirigeants grecs sont tout de même des gens pondérés. Otto Rehhagel restera le sélectionneur national. «Nous continuons ensemble jusqu’en 2010. Il est très facile de changer d’entraîneur, mais la force de cette équipe a toujours été la confiance et le soutien mutuel», a expliqué le président de la fédération à des journalistes un poil interloqués.

Mais on n’arrête pas les critiques

La presse grecque est en effet tombée à bras raccourcis sur ses héros d’antan. Et Rehhagel en particulier en a pris pour son grade. On reproche à l’Allemand son jeu sans risques, qui avait pourtant signé les succès d’hier. Le sélectionneur hellène (qui ne parle toujours pas un mot de grec), même confirmé dans ses fonctions, refuse toujours de parler de son avenir avec les journalistes. «On parle de l’Espagne, et de rien d’autre», a expliqué le coach.

Le bouillant Rehhagel fait aussi tout pour éviter de se justifier. Ainsi, son milieu de terrain Basinas a expliqué que si son équipe avait été si mauvaise, c’est à cause d’une mauvaise préparation physique. «Je refuse de commenter ces déclarations quand celui qui les a faites n’est pas présent», a désamorcé l’ancien coach du Bayern Munich. Autant dire qu’il n’y a aucune chance de voir Basinas en point presse cette semaine.

Les arbitres prennent aussi

Son boulot confirmé mais sa statue déboulonnée, Rehhagel s’est cherché une victime. Dans ce cas, ce sont toujours les mêmes qui prennent: les arbitres. «J’ai revu à la vidéo de notre match contre les Russes (1-0) . On a marqué un but parfaitement valide. Et il y a quelque chose qui commence à m’ennuyer. Cette façon de faire le ménage dans les zones techniques. Un jour, on aura de la chance si on peut encore être sur le banc. Les arbitres devraient se concentrer sur ce qui ce passe sur le terrain», a tonné Rehhagel.