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L’Autriche est contente quand même

L’Autriche est contente quand même

EURO2008 – Un point en trois matchs, le plus mauvais bilan de l’histoire pour un pays organisateur: l’Autriche est sortie de sa compétition. Mais promet déjà qu’elle reviendra plus forte pour la Coupe du Monde 2010…
A Vienne, Antoine Maes

A Vienne, Antoine Maes


On n’avait pas vu les choses comme ça. Sortie sans aucune surprise de l’Euro après sa défaite contre l’Allemagne (0-1) la sélection autrichienne est à deux doigts de s’être trouvée convaincante. «On était dans le ton», expliquait Andreas Herzog, le manager de l’équipe, après la défaite finale au voisin. Les Autrichiens n’ont pourtant marqué qu’un seul but, sur un penalty généreux accordé à la 93e minute face à la Pologne (1-1). Et ont affiché un visage défensif qui n’a enchanté personne, surtout pas le peuple viennois, qui s’est dispersé dans les artères du Parc du Prater à une vitesse record après la défaite.

Josef Hickersberger, assez violemment attaqué dans la presse de son pays, pouvait-il écrire un autre scénario? L’effectif qu’il avait sous la main ne comptait que deux joueurs de talent: Ivanschitz et Korkmaz. Son grand mérite aura été de conserver les espoirs de qualification intact jusqu’au troisième match. Un excellent moyen de mobiliser (enfin) des Autrichiens qui ont attendu les deux ou trois jours avant le duel face au voisin allemand pour entrer dans la compétition. Le reste du temps, ce sont les provinciales cités de Klagenfurt et Innsbruck qui ont profité de l’engouement populaire… grâce aux supporters étrangers.

Difficile de faire beaucoup mieux dans ces conditions. La fédération s’estime tout de même sur le bon chemin et souhaite garder Hickersberger à la tête de l’équipe. «Il a élevé le niveau de l’équipe d’un cran», s’est autorisé Friedrich Stickler, le président fédéral.

Mais le coach n’a pas encore dit oui. «Une relation de confiance s’est installée avec les joueurs. On pourra avancer sur cette base. Mais je dois encore réfléchir. Ce n’est pas une question d’argent. Mes 60 ans commencent à se faire sentir», a expliqué le coach lors du dernier point presse de l’équipe nationale. Sa mission, s’il l’accepte, sera de qualifier l’Autriche pour la Coupe du Monde 2010. «On peut le faire. On a prouvé que l’Autriche savait jouer au football», conclut Andreas Herzog.