Pays-Bas - France: A côté de la plaque à Rotterdam, les Bleus ne sont plus maîtres de leur destin en Ligue des Nations

FOOTBALL L'équipe de France n'a pas livré son meilleur match de l'année aux Pays-Bas...

William Pereira

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Les Bleus risquent l'élimination en Ligue des nations
Les Bleus risquent l'élimination en Ligue des nations — JOHN THYS / AFP

De notre envoyé à Rotterdam,

L’équipe de France revenait, vendredi soir, sur la pelouse de son second sacre européen 18 ans après la frappe sous la barre de David Trezeguet. On s’attendait logiquement à un succès de nos doubles-champions du monde au Feijenoord Stadion. A la place, les Bleus ont livré une bouillie insipide et offert, en s’inclinant 2-0 aux Pays-Bas, la balle de match à leur adversaire du soir dans le groupe A de la Ligue des nations.

Des Bleus pas ambitieux

L’avantage d’avoir Didier Deschamps sur le banc des Bleus depuis si longtemps c’est qu’à force, on le connaît par cœur. Sa conférence de presse, en grande partie tournée vers ce match nul qui ferait les affaires des Bleus et l’annonce de la titularisation de Steven Nzonzi suffisait à prédire ce qu’allaient confirmer les premiers instants du match. Une France qui joue bas, coulisse en bloc, attend et défend. Pas toujours bien, d’ailleurs. On a souvent vu les milieux et la défense se faire surprendre dans le dos par des décalages de Depay ou des courses de Babel. Et ce, dès le coup d’envoi : Hugo Lloris doit s’employer dès la deuxième minute sur un plat du pied un poil trop soyeux de Wijnaldum dans la surface.

La France punie avant le retour aux vestiaires

La petite claque a le don de réveiller un peu les Bleus, notamment Mbappé​ dont la première prise de balle lunaire du match (une remontée de 30 mètres en puissance) fait taire un public en sueur sur la tête de Griezmann qui allait suivre (9e). Idem sur le presque remake du désormais bien connu « second poteau Pavard » (28e) ou le très joli centre de Digne à la demi-heure de jeu. Mais c’est bien l’Oranje, grâce à une cagade de Nzonzi et un plat du pied cette fois plus ferme de Wijnaldum, qui a le privilège de repartir aux vestiaires en tête.

Lloris dégoûte Depay puis déguste une Panenka

Score défavorable, donc coaching rapide de DD ? Que nenni. Et qu’on regarde le navire couler sous l’impulsion des accélérations de Blind face à un Pavard en concurrence avec Nzonzi pour le prix de MVP de la lose, jusqu’à ce que Dumfries soit à un Hugo Lloris de doubler la mise (60e). La réaction de Deschamps intervient finalement cinq minutes plus tard avec les entrées de Sissoko et Dembélé. Ouf. Enfin non. La vérité, c’est que ça ne change pas grand-chose. Les Néerlandais poursuivent leur ruée vers Lloris et la deuxième période finit par se transformer en derby du Rhône Hugo vs Memphis. Un match longtemps remporté par un Hugo héroïque mais tué par l’insolence de la panenka du Néerlandais dans les arrêts de jeu du second acte.

Maintenant, il faut prier

Cette défaite ne fait pas les affaires de l’équipe de France, qui devrait croiser très fort les doigts pour que l’Allemagne, éliminée et loin de tout enjeu, surprenne les Pays-Bas à domicile pour valider la qualif des Bleus. Dans le cas contraire, l’Oranje nous priverait du final four, qui se tiendra a priori au Portugal. Ça serait bête de rater ça.