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Les Dieux ne sont plus grecs

Les Dieux ne sont plus grecs

EURO2008 – Défaits 1-0 face à la Russie vendredi soir, les champions d’Europe ne pourront plus défendre leur titre…
Romain Scotto

Romain Scotto

Dans cet Euro, il n’est décidément pas facile de faire valoir son statut de champion. Après les vainqueurs de la Coupe du Monde, malmenés vendredi face à la Roumanie (1-1), ce sont les tenants du titre qui ont cédé samedi soir face à la Russie (0-1). Cette deuxième défaite en deux matchs les condamne mathématiquement à rejoindre la Suisse au rang des équipes éliminées.


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Les Russes en revanche, peuvent se remettre à rêver d’une qualification pour les quarts de finale. La victoire espagnole un peu plus tôt dans la soirée face à la Suède (2-1), leur permet de revenir à hauteur des jaune et bleu, avec trois points. Le match de mercredi prochain, à Innsbruck, entre les joueurs de Gus Hiddink et les coéquipiers de Zlatan Ibrahimovic sera donc décisif dans la course à la qualification.


Erreur défensive


Erreur défensive


Pour en arriver là, les jeunes Russes (25 ans de moyenne d’âge) ont su imposer leur jeu face à des Grecs pourtant plus joueurs que lors de leur première sortie, face à la Suède. Dans son onze type, Otto Rehhagel avait choisi de remanier son attaque, en titularisant Liberopoulos à la place de Gekas. Mais pas sa défense. C’est pourtant elle qui, sur l’unique but de la rencontre, à la 33e minute, a précipité l’élimination des Hellènes.


Sur un centre russe côté gauche, Nikopolidis et Kyrgiakos sont aspirés par la trajectoire du ballon qui les pousse à délaisser leur but. A la retombée, l’ancien parisien et capitaine russe, Sergei Semak remet le ballon au centre d'un retourné acrobatique, récupéré à bout portant par Zyrianov (1-0).


Sentant leur couronne menacée, les champions d’Europe tentent alors de la défendre en multipliant les frappes lointaines. Hormis sur un tir puissant de Katsouranis (67e) et un but refusé de Gekas (87e), Akinfeev ne sera jamais vraiment inquiété. Il préserve le précieux avantage des Russes jusqu’au coup de sifflet final, précipitant du même coup la sortie prématurée des Grecs. Ils peuvent désormais rêver de leur succéder.