Alerte grosse affiche: Roger Federer et Novak Djokovic vont se jouer en demies à Bercy

TENNIS Ce sera le gros match de l'après-midi...

20 Minutes avec AFP

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Roger Federer en 2018
Roger Federer en 2018 — Fabrice COFFRINI / AFP

Une fois n'est pas coutume, Paris est gâté : Roger Federer, à deux marches d'un centième trophée historique, et Novak Djokovic, qui s'apprête à remonter sur le trône du tennis mondial, se défient pour une place en finale à Bercy samedi.

Ce n'est pas faire injure à l'Autrichien Dominic Thiem (N.8) et au jeune Russe Karen Khachanov (18e), opposés dans l'autre demi-finale, que de considérer que leur affrontement n'a pas la même saveur que le 47e duel entre le maître suisse aux vingt couronnes en Grand Chelem et le Serbe qui se réinstallera dans le fauteuil de N.1 mondial lundi.

Par deux fois ces deux derniers mois, des retrouvailles anticipées entre Federer et Djokovic ont tourné aux rendez-vous manqués, à New York puis Shanghaï. Leur dernier face-à-face, mi-août en finale à Cincinnati -leur premier depuis 2016- avait nettement penché en faveur de «Djoko» (6-4, 6-4).

Rien n'a été simple vendredi pour Djokovic, enrhumé et venu difficilement à bout (4-6, 6-2, 6-3) du Croate Marin Cilic (N.7). Le temps du premier set, tête basse et plus irritable qu'à l'accoutumée, le Serbe a été malmené par les frappes profondes, puissantes et précises de son adversaire, particulièrement percutant au retour.

Mais une baisse de régime du grand Croate, futur adversaire des Bleus en finale de la Coupe Davis dans trois semaines à Lille (23-25 novembre), lui a permis d'égaliser à une manche partout.

«Longtemps» que Federer l'attendait

De nouveau plus incisif au retour, Cilic a pris l'avantage le premier en début de set décisif (2-1, service à suivre), provoquant l'énervement de son prestigieux rival. Mais «Djoko» a trouvé les ressources pour recoller immédiatement, puis sauver une ultime balle de break à 3-3, avant d'empocher les trois derniers jeux.

«Ç'a été un match très serré, j'ai connu des hauts et des bas, j'aurais pu mieux servir», a reconnu Djokovic.

Les choses ont été plus simples pour Federer. Un break à 4-4 dans le premier set, puis un deuxième d'entrée de seconde manche lui ont suffi pour se défaire du Japonais Kei Nishikori, 11e mondial (6-4, 6-4).

Reste à savoir si le Bâlois, auteur d'une deuxième moitié de saison fade par rapport à ses standards malgré un neuvième sacre - le 99e de sa carrière - dans sa ville natale dimanche, a les moyens en ce moment de tenir tête à Djokovic, irrésistible ou presque depuis juillet. D'autant que le Masters à Londres, réunissant les huit meilleurs joueurs de l'année, son dernier objectif majeur en 2018, arrive vite (11-18 novembre).

«J'ai joué un match très solide, ça faisait longtemps que je l'attendais», s'est réjoui Federer, qui s'est décidé à participer au tournoi parisien à la dernière minute. «J'ai fait les bons choix dans les moments importants, c'est ce qu'il faudra faire demain (samedi) si je veux battre Novak.»

Car Djokovic, en plein renouveau depuis le début de l'été après deux ans de vicissitudes, entre coude opéré en février et tête en vrac, motivation et confiance envolées, a signé sa 21e victoire consécutive sur le circuit. Depuis quatre mois, le Serbe, éjecté du top 20 en juin, s'est imposé coup sur coup à Wimbledon et à l'US Open, ainsi qu'à Cincinnati et Shanghaï.

Sa dernière défaite en date remonte à début août, en huitièmes de finale à Toronto (contre Stéfanos Tsitsipas).