Inquiétudes autour de l'état physique des Français
EURO2008 – Stratégie osée ou bien les Français sont-ils trop juste?...Pierre Koetschet (à Châtel St-Denis)
Il y a des signes qui ne trompent pas. Franck Ribéry qui se replace les mains sur les hanches, Jérémy Toulalan dans le dur à la fin de la première mi-temps. Physiquement, les Bleus ont souffert lors de leur match nul face à la Roumanie. «Tu faisais une accélération et t’étais fatigué», souligne d’ailleurs Eric Abidal.
Le temps, beau et sec, y est sans doute pour beaucoup. Les Bleus ont surtout connu le froid et la pluie, à Tignes et sur les rives du lac Léman, mais la météo n’explique pas tout.
«Peut-être sont-ils fatigués de disputer toutes ces phases finales au plus haut niveau»
Preuve que le malaise était visible, Victor Piturca, l’entraîneur roumain, s’est même permis une petite boutade à la fin du match. «Les Français ont encore de très bons joueurs, mais certains commencent à vieillir. Ils sont riches d'une longue expérience, mais peut-être sont-ils fatigués de disputer toutes ces phases finales au plus haut niveau.» Un pavé dans la mare de Lilian Thuram, qui a battu lundi le record de participation à des matchs de l’Euro (15).
«On n’est pas à 100% physiquement, mais on va monter en puissance»
Physiquement, les Français ont eu du mal à accélérer, et créer les décalages. Inquiétant? Pas forcément, si l’on en croit William Gallas, qui se déclare seulement à 80% de son potentiel. «Petit à petit, l’équipe se sent mieux. On n’est pas à 100% physiquement, mais on va monter en puissance.»
Il semble que, comme en 2006, les Bleus aient choisi d’effectuer une préparation physique intense qui laisse des traces dans les organismes. Une stratégie payante lors de la dernière Coupe du monde, puisqu’à partir des matchs à élimination directe, les Français étaient au-dessus du lot.
>>Retrouvez l'Euro en images ici
En sera-t-il de même lors de cet Euro, où les adversaires en poule sont d’un tout autre calibre? «Je ne pourrais répondre à cette question qu’après le match contre l’Italie», confie William Gallas. A ce moment-là, la réponse sera simple. Ou le pari de l’encadrement aura été payant, et les Bleus pourront envisager la suite avec confiance, ou bien les Français seront en pleine forme… pour leurs vacances.


















