Les Allemands, sérieux clients

GROUPE B Victorieux 2-0 des Polonais dimanche, ils prennent un bon départ...

A Klagenfurt, Antoine Maes

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Les Allemands écourtent affectueusement les noms à rallonge de Podolski ("Prinz Poldi") et Schweinsteiger ("Schweini", sachant que "Schwein" signifie "porc"...).
Les Allemands écourtent affectueusement les noms à rallonge de Podolski ("Prinz Poldi") et Schweinsteiger ("Schweini", sachant que "Schwein" signifie "porc"...). — Thomas Lohnes DDP/AFP
Match du groupe B
Allemagne – Pologne: 2-0

La Mannschaft n’en rajoute pas. En battant la coriace Pologne (2-0), l’Allemagne a idéalement lancé sa compétition. Sans avoir a hausser le ton.

Vingt minutes de folie
Le round d’observation, les Allemands ne connaissent pas. C’est en démarrant plein pot que les coéquipiers de Torsten Frings ont construit leur succès. Au bout de 4 minutes de jeu, Gomez avait déjà vendangé un cadeau de Klose.

Pas mesquin, l’attaquant du Bayern Munich remettait ça 20 minutes plus tard, cette fois pour Podolski, moins maladroit (1-0, 20e). Torsten Frings, la machine à presser, a dévoré l’entre-jeu polonais lors de l’entame de match.

Un début de partie tout en muscle et en vitesse particulièrement inquiétant pour les futurs adversaires des Allemands, la Croatie.

Le trou d’air
Tenir cette cadence sur 90 minutes aurait relevé de l’exploit. Les hommes de Joachim Löw n’ont pas insisté plus que ça. Le score ouvert, la Mannschaft s’est contenté d’attendre. Michael Ballack n’a plus fait que donner des ordres, et la charnière Metzelder-Mertesacker, d’une lenteur absolue, a connu quelques soucis.

Ces imperfections mériteront d’être revues face à des attaquants de plus gros calibre.

La Pologne en a profité pour montrer qu’elle était en progrès. Leo Beenahkker a construit une belle équipe, courageuse et appliquée. Qui manque encore de poids pour inquiéter les meilleurs.

Sur ce qu’ils ont montré au Wortherseestadion, les Polonais peuvent encore croire à la 2e place de ce groupe.

La revanche de Podolski
Lukas Podolski a traversé cette année la pire saison de sa carrière. Quatre petits buts en 19 matches au Bayern Munich, c’est une misère pour un talent pareil. Le fils d’un ancien international… polonais a bien attendu son heure. Son 2e but, inscrit à la 74e minute, a définitivement mis l’Allemagne au chaud.

Son premier étant sans doute trop facile à inscrire, il s’est permis d’envoyer une volée du gauche pleine d’instinct dans la lucarne de Boruc. La presse germanique, qui l’a sérieusement égratigné, doit manger son chapeau.