Russie: Pour la vice-présidente de l'AMA, la levée de la suspension «jette une ombre sur la crédibilité du mouvement antidopage»

DOPAGE La décision de l’agence mondiale antidopage est loin de faire l’unanimité…

A.L.G. avec AFP

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Linda Hofstad Helleland, la vice-présidente de l'AMA.
Linda Hofstad Helleland, la vice-présidente de l'AMA. — Valentin Flauraud/AP/SIPA

La décision de l’Agence mondiale antidopage (AMA) de lever les sanctions contre la Russie « jette une ombre sur la crédibilité du mouvement antidopage », a déploré jeudi la vice-présidente de l’AMA, la Norvégienne Linda Helleland, qui a voté contre cette décision.

« C’était une erreur de réintégrer Rusada (l’agence russe antidopage) avant qu’ils n’aient rempli toutes les conditions de la "feuille de route" de l’AMA », a aussi regretté la ministre norvégienne, candidate à la présidence de l’AMA en 2019. « Aujourd’hui, nous avons échoué à l’égard des sportifs honnêtes dans le monde », a-t-elle insisté.

L’Usada s’indigne à son tour

L’agence américaine antidopage (Usada) a elle aussi sévèrement condamné la décision « déroutante et inexplicable » de l’Agence mondiale antidopage (AMA) de réintégrer la Russie, frappée de sanctions pour un système de dopage institutionnel entre 2011 et 2015.

Cette décision « porte un coup terrible aux athlètes propres dans le monde », a affirmé dans un communiqué Travis Tygart, le patron de l’Usada, alors que l’agence russe (Rusada) « n’a pas rempli deux conditions restantes » fixées par l’AMA.