Roland-Garros: «A 12 ans, tu t'assois sur le Central et tu rêves», l’émouvante décla de Benneteau pour son dernier tournoi

TENNIS Le Français joue le dernier Roland-Garros de sa carrière...

A.L.G.
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Julien Benneteau jouera un deuxième tour pour le dernier Roland de sa carrière.
Julien Benneteau jouera un deuxième tour pour le dernier Roland de sa carrière. — Thomas SAMSON / AFP

De notre envoyé spécial à Roland-Garros,

Il avait envie de prolonger le plaisir. Pour le dernier Roland-Garros de sa carrière, Julien Benneteau ne voulait pas faire ses adieux par la petite porte en se faisant sortir au premier tour. Et qu’importe si en face il y avait un joueur, l’Argentin Leonardo Mayer (42e mondial), qui aime le martyriser sur le court à chaque opposition.

Sur un court n°1 qui fera lui aussi ses adieux à la fin du tournoi (il va être détruit pour agrandir le site de Roland), Benneteau a donc fait les choses bien avec une belle victoire en quatre sets (2-6, 7-6, 6-2, 6-3) et beaucoup d’émotion. On les a vues, Julien, les petites larmes qui te sont montées aux yeux au moment du dernier point de la gagne.


« Oui, il y avait beaucoup d’émotion, j’avais plein de sentiments différents qui se mélangeaient dans ma tête, a-t-il avoué, toujours ému, en conférence de presse. Et puis ça faisait longtemps, depuis 2013, que je n’avais pas gagné de match en simple à Roland. Mon objectif c’était de passer un tour, c’est fait. Après ce n’est pas pour ça que je vais venir jouer en tong demain ! »

Souviens-toi le Roland d’avant

La Bennet’a aussi prolongé le plaisir face à la presse, évoquant la relation toute particulière avec ce tournoi. Séquence émotion, sortez les violons.

« Pour moi, en tant que Français, gagner un match à Roland ça a quand même une saveur qu’on ne connaît pas ailleurs sur le circuit. C’est un truc inexplicable. C’est quand même magique de jouer un grand chelem chez soi, ça représente beaucoup. Pour moi, pour nous Français, Roland ce n’est pas simplement qu’un lieu de tournoi. Moi j’ai dormi là depuis que j’ai 10-12 ans, je viens là pour des rassemblements depuis que je suis petit. A l’époque il n’y avait pas les grilles, les trucs, on pouvait aller s’asseoir sur le central… A 10, 12 ans, tu t’assois sur le Central, vide au mois de novembre, et tu rêves de jouer un jour sur ce court. »

Avec un peu de chance, son deuxième tour prévu jeudi contre un autre Argentin, Juan-Martin Del Potro, sera programmé sur le Central. Histoire de prolonger encore un peu ce rêve de gosse devenu (plusieurs fois) réalité.