Lille-Metz: Avant le «nulico» de la peur, Le LOSC est sous très haute tension

FOOTBALL Avant-dernier de Ligue 1, Lille reçoit des Lorrains derniers au classement samedi au stade Pierre Mauroy dans un match capital pour le maintien...

Francois Launay

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Christophe Galtier, entraîneur d'un LOSC qui va très mal
Christophe Galtier, entraîneur d'un LOSC qui va très mal — Philippe HUGUEN / AFP
  1. Avant-dernier de Ligue 1, le LOSC est en grand danger à quatre journées de la fin.
  2. Le club nordiste reçoit Metz samedi dans un match capital pour le maintien.
  3. Mais le club, au cœur de plusieurs révélations cette semaine, n’a pas préparé ce match de la meilleure des manières.

On a eu beau en chercher, on n’a trouvé aucune trace de sérénité jeudi au domaine de Luchin. Ah si pardon, Edgar Ié, le défenseur lillois, a eu le culot de sortir le classique « le groupe vit bien » dans une jolie langue de bois.

Pour le reste, c’est la grosse tension qui domine. Alors que le LOSC, avant-dernier de Ligue 1, s’apprête à recevoir Metz, dernier, dans un « nulico » de fin de saison qui vaudra très, très cher dans la course au maintien, la semaine a été rude dans le club nordiste.

Une semaine pleine de révélations

Après les révélations de l'Equipe qui a assuré mardi que deux joueurs étaient sortis en boite deux jours avant la claque reçue à Marseille, que deux autres joueurs (Amadou et Bahlouli) avait volontairement séché le débriefing post-raclée du dimanche matin, que Christophe Galtier avait annoncé à des supporters dans une vidéo tournée à l’insu de son plein gré qu’Enyeama ne jouait pas à cause des dirigeants, on se doutait qu’on ne vivrait pas la même ambiance qu’à Woodstock en 1969.

La preuve, avant même qu’on lui pose la moindre question lors de la conférence de presse, Christophe Galtier a tenu à prendre les devants. « Vous avez le droit de poser toutes les questions que vous voulez, j’ai le droit aussi de ne pas y répondre », a annoncé en préambule le coach lillois.

Metz à la vie à la mort

La bonne ambiance plantée, le technicien a ensuite surtout parlé du match de Metz. Face à un concurrent direct qui n’est plus que trois points derrière, le coach a insisté sur l’importance de cette rencontre à quitte ou double.

« Il ne nous reste pas quatre matchs, il nous en reste un : Metz. On passe, on aura la possibilité de jouer un autre match important à Toulouse. Sinon, ce sera très, très compliqué », lâche Galtier. Concrètement, tout autre résultat qu’une victoire et le LOSC pourra commencer à préparer ses valises pour (au mieux) la Ligue 2.

« C’est un échec personnel »

Mais forcément, il n’y avait pas que Metz au programme. L’entraîneur lillois, arrivé le 29 décembre, a forcément été titillé. Et alors qu’il fait moins bien que Marcelo Bielsa, son prédécesseur, en termes de résultats, il a reconnu ses erreurs : « C’est un échec personnel. Mais mon échec personnel passe loin derrière l’intérêt du club ».

L’intérêt du club justement, le coach a essayé de le défendre après une vidéo tournée dimanche à son insu lors d’une rencontre impromptue avec des supporters. Galtier leur avait affirmé que si Enyeama ne jouait pas dans les buts depuis le début de saison, c’était sur demande des dirigeants. Problème, dans son plan com cette semaine, Gérard Lopez, président du LOSC, a affirmé que la non-présence d’Enyeama dans les buts relevait du choix de Christophe Galtier. Très tendu, l’entraîneur est revenu en détail sur cet épisode.

« On ne m’a jamais imposé de faire jouer un joueur »

« Quand je suis arrivé, Vincent Enyeama était dans l’équipe réserve, et ensuite il était blessé. Là, il est avec la réserve. Il s’entraîne quand il peut et il joue quand il peut jouer. Point à la ligne. Concernant d’autres joueurs, jamais on ne m’a imposé de faire jouer un joueur. Jamais. C’est très clair », a conclu Galtier avant de quitter la conférence de presse dans un silence de cathédrale.

Non, non l’ambiance n’est pas du tout pesante en ce moment au LOSC…