Dopage: La Russie aurait soudoyé la fédération de biathlon pour étouffer des contrôles positifs (étonnant)

OLYMPISME Anders Besseberg aurait touché des pots de vin pour éviter aux biathlètes russes d'être rattrapés par la patrouille avant Sotchi...

J.L.

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Le relais féminin de biathlon à Pyeongchang
Le relais féminin de biathlon à Pyeongchang — FRANCK FIFE / AFP

Le dopage et la Russie, cet inépuisable vivier d’histoires à raconter à vos enfants pour les endormir la nuit. Nouvel épisode touchant cette fois la fédération de biathlon. Selon le rapport de l'AMA consulté par Le Monde, la Russie a carrément soudoyé le président de la Fédération de biathlon un certain Anders Besseberg, le plus ancien président de fédération olympique à son poste.

L Norvégien, qui n’a pas souhaité répondre aux sollicitations du quotidien, aurait touché jusqu’à 400 0 0 d de dollars (transmis dans une valise diplomatique) avant les JO de Sotchi pour s’assurer qu’aucun athlète russe ne serait contrôlé positif, selon les dires du lanceur d’alerte Grigori Rodchenkov, ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou et désormais réfugié aux Etats-Unis.

L’IBU se serait donc assuré de transférér directement les profils suspects à Rusada, l’agence russe antidopage, afin que celle-ci étouffe les cas de dopage en amont. Pendant les JO de Sotchi, l’IBU aurait même tardé opportunément à transmettre cinq échantillons au laboratoire du Comité international olympique afin que ceux-ci soient déclarés non valables et ne puissent être analysés. Parmi ces cinq échantillons, figuraient ceux des quatre relayeurs russes qui finiront champions olympiques quelques jours plus tard.

L’article précise également que les enquêteurs de l’AMAs'interrogeraient sur le train de vie remarquablement élévé d'Anders Besseberg, lequel posséderait entre autres trois voitures de luxe qu’il aurait pu difficilement s’offrir avec son slaire d’agriculteur et celui de président de la Fédération internationale (30 000 e ros maximum).

Le biathlon français est directement intéressé par ces révélations, puisqu’une procédure ouverte par l’AMA pourrait conduire à destituer Evgeny Ustyugov de tous ses résultats, le biathlète champion olympique de la mass start à Vancouver (2010) n’ayant jamais été inquiété malgré des valeurs sanguines anormales pendant plusieurs saisons. Martin Fourcade pourrait ainsi récupérer une sixième médaille d’or olympique dans quelques mois.