«Pep Goebbelsdiola»: Un éditorialiste d'«El Pais» craque complet et compare Guardiola à Goebbels

CATALOGNE La ressemblance est pourtant loin d'être évidente...

G.B.
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Pep Guardiola avant la rencontre contre Liverpool.
Pep Guardiola avant la rencontre contre Liverpool. — Matt McNulty/JMP/Shutte/SIPA

Pep Guardiola, l’héritier de Joseph Goebbels ? Dit comme ça, la comparaison semble complètement folle, mais un éditorialiste d’El Pais a jugé bon de la tenter.

Dans son article publié le 3 avril (ce n’est donc pas une blague), Teodoro León Gross multiplie les attaques contre l’entraîneur espagnol, qui s’est exprimé à de nombreuses reprises en faveur de l’indépendance de la Catalogne. Selon l’éditorialiste, Guardiola accumule les mensonges pour donner toujours plus d’importance à la campagne catalane pour son indépendance. Une attaque en règle contre le coach de Manchester City à laquelle on n’aurait probablement pas prêté attention sans cette comparaison plus qu’hasardeuse :

« Pep Guardiola assume volontiers le rôle de Pep Goebbelsdiola comme propagandiste des mantras de la cause catalane, falsifiant la réalité avec aplomb. Et l’essentiel, dans son discours, consiste à confondre les faits et les opinions. C’est-à-dire, de croire que les idées légitiment les mensonges parce que c’est fait pour défendre des idées. »

Benzema et John Dillinger

Pour ceux qui n’auraient pas écouté en cours d’histoire, ou qui auraient un trou, Joseph Goebbels était notamment l’ancien ministre de la propagande sous Adolf Hitler. Autant vous dire que la comparaison est très moyennement passée. Sur Twitter, Teodoro León Gross a concédé que « ce genre d’analogie est toujours risqué », et que promis, il ne voulait pas qualifier Guardiola de « nazi », mais simplement de souligner les multiples mensonges, selon lui, du Catalan.

De son côté, l’entraîneur de Manchester City n’a pas encore réagi à ces propos. Les éditorialistes du quotidien espagnol ont déjà eu des moments d’errance par le passé. En 2015, Jesus Mota avait comparé le CV judiciaire de Karim Benzema à celui de John Dillinger, un gangster américain du début du XXè siècle.