Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
L'Enfer s'offrira au plus audacieux

L'Enfer s'offrira au plus audacieux

CYCLISME – A deux jours du Paris-Roubaix tout semble réuni pour faire du 106e «Enfer du Nord» un cru exceptionnel...
Antoine Maes

Antoine Maes

Cette édition a tout d'une grande. A deux jours du Paris-Roubaix, la Reine des Classiques, tout semble réuni pour faire du 106e «Enfer du Nord» un cru exceptionnel. La clé est maintenant entre les mains des 25 équipes qui vont effectuer les dernières reconnaissances du parcours tout au long de ce vendredi.

Quel sera le temps dimanche?
Pourrie à souhait. Il n'y a qu'un seul week-end dans l'année où on ne regrette pas la pluie, c'est celui du Paris-Roubaix. Si lors des deux dernières éditions, le ciel s'était montré clément, offrant des routes sèches, ce ne devrait pas être le cas cette fois. Les premières averses s'abattront sur le parcours dès ce soir. Mais les secteurs devraient surtout souffrir à partir de demain midi. Météo France prévoit une pluie continue sur la région dès le début de l'après-midi jusqu'à... dimanche soir! Des épisodes orageux sont même prévus pendant la course. Le vent, lui, ne devrait pas tenir un rôle prépondérant: il soufflera de trois-quart dos, puis de côté à partir de Valenciennes. Mais à une vitesse trop faible (20 km/h) pour être significative.

Qui sont les Favoris?
La course est plus ouverte que jamais. Aucun coureur ne s'est encore imposé aux autres. Tom Boonen (Quick Step), vainqueur en 2005, et Fabian Cancellara (CSC), sacré l'année suivante, sont sur leur classe sur leur classe un cran au-dessus. Mais leurs équipes sont tellement fortes que n'importe lequel de leur équipier pourrait être un leader ailleurs. C'est ainsi que Stuart O'Grady (CSC) s'est imposé l'an passé, et que Stijn Devolder (Quick Step) a enlevé le Tour des Flandres la semaine passée. Derrière eux, une armée de prétendants, emmenée par l'Espagnol Juan-Antonio Flecha (Rabobank), l'Italien Alessandro Ballan (Lampre) et le Suisse Stefan Weseman (Collstrop) qui squattent les dix premières places depuis trois ans. A 31 ans, le Belge Leif Hoste (Silence-Lotto) arrive à maturité mais n'a encore jamais confirmé au Vélodrome ses trois 2es places dans le Tour des Flandres. L'Italien Filippo Pozzato (Liquigas) peut faire un coup, d'autant que son plus fidèle lieutenant, Manuel Quinziatto, est lui aussi en grande forme.

A quel scénario doit-on s'attendre?
A une course indécise. Sans patron et dans la boue, ce Paris-Roubaix peut sourire aux audacieux. «Quand les grands leaders se marquent de près, il y a de la place pour les autres. Ça peut me convenir, parce que je sais qu'en force pure, j'aurai du mal à passer», soutient Frédéric Guesdon (Française des Jeux), dernier vainqueur français et meilleur espoir tricolore. Un coursier seul aura du mal à faire la différence. Mais un groupe de seconds-couteaux, comme en 2004 avec le succès de Magnus Backstedt, pourrait tirer son épingle du jeu.