Roger Federer ne fait plus peur
TENNIS – Le numéro un mondial sorti par Roddick en quart de finale à Miami.Romain Scotto
Il n’avait plus connu pareil affront depuis cinq ans. En s’inclinant dans la nuit de jeudi à vendredi face à Andy Roddick (7-6 ; 4-6 ; 6-3), en quart de finale du tournoi de Miami, Roger Federer a une nouvelle fois montré qu’il n’était plus impérial. Son adversaire d’hier est certes 6e au classement ATP, mais en seize confrontation face au numéro un mondial, l'Américain ne s’était imposé qu’une seule fois, en 2003.
Malgré cette défaite à première vue inattendue et décevante pour le numéro 1 mondial, le Suisse refusait de dramatiser sa situation après la rencontre. «Je suis content de ma performance sauf sur quelques points, a-il déclaré à l’AFP. Je trouve que j'ai donné un peu trop facilement le jeu de break (au 3e set) et le jeu décisif (au 1er set). Mais je ne suis pas inquiet.»
Moins dominateur
En quatre tournois disputés depuis le début de l’année, le quintuple vainqueur de Wimbledon n’a pourtant toujours pas reporté le moindre titre. Pire, il n’a pas disputé une seule finale. Jamais, depuis 2001, Roger Federer n’avait connu un début de saison aussi maigre. Outre Roddick, mercredi, le Suisse a plié cette année sous les coups de Djokovic (à l’US Open) et Murray (à Doha), avant de s’incliner sèchement la semaine dernière face au surprenant Mardy Fish (3-6 ; 2-6 en demi-finale à Indian Wells).
Affaibli par une mononucléose
Hormis l’éclosion d’une nouvelle concurrence sur le circuit, l’une des explications avancée à la baisse de régime du Suisse concerne son physique. En début d’année, il révélait avoir été affaibli par une mononucléose, fin 2007. «Cette maladie m’a pompé beaucoup d’énergie, explique-t-il sur son site Internet. Cinq jours avant le début de l’US Open, je prenais encore des antibiotiques. Il m’était donc impossible de jouer début janvier. Ma préparation a logiquement été perturbée.»
Cap sur la terre battue
Pour remporter son premier tournoi de l’année et se relancer, celui qui règne sur le tennis mondial depuis février 2004 devra désormais s’employer sur terre battue. Dans les jours à venir, Roger Federer s’offrira un peu de repos avant d’effectuer sa rentrée le 14 avril à Estoril, où il n’a jamais soulevé le trophée. Pas l’idéal avant d’attaquer les deux grands tournois qui le font encore rêver et qu'il n'a jamais remportés: Roland-Garros et les Jeux Olympiques.
Peut-on déjà évoquer la fin d’un règne pour celui que l’on surnomme encore «le Maître»?



















