Banderole injurieuse: le point sur les réactions à 19h

Le service des sports (avec Agence)

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PSG-Lens: la banderole déployée le 29 mars dernier en finale de la Coupe de la Ligue était devenue une affaire d'Etat. 
PSG-Lens: la banderole déployée le 29 mars dernier en finale de la Coupe de la Ligue était devenue une affaire d'Etat.  — AFPTV

Mobilisation générale du monde politique et sportif au sujet de la banderole anti-Ch'tis déployée par des supporteurs parisiens.

>>> Une actualité à suivre tout au long de la journée sur 20minutes.fr

17h31La préfecture de police de Paris annonce un renforcement des mesures de sécurité dans le cadre du match PSG-Strasbourg. Les métros et les transports en commun seront sous surveillance dès le matin, la circulation très réglementée et la vente de boissons alcoolisées sera interdite de 17 heures 30 à minuit dans l'ensemble des débits de boissons et dans tous les points de vente situés aux abords du Parc des Princes. Faut-il rappeler que le PSG doit absolument gagner ce match pour fuir la 19ème place du classement de Ligue 1…



15h06
La préfecture de police réagit à son tour. Dix-neuf mesures d’interdiction administrative supplémentaires sont mises en œuvre pour le match PSG-Strasbourg de mercredi soir (trois à la suite d’une bagarre en marge du match contre Lyon et seize à cause de comportements violents lors du match contre Lens, distincts des faits relatifs à l’exhibition de la banderole). 92 mesures d’interdiction seront donc en vigueur pour le match contre Strasbourg (dont 56 d’interdiction administrative). La préfecture doit annoncer prochainement les mesures de sécurité qu’elle compte mettre en place pour cette rencontre à haut risque.

15h03Sur leur site, les Boulogne Boys mettent en ligne un communiqué où ils se dédouanent une nouvelle fois de l’action menée par les ultras samedi soir: «Si ladite banderole a bien été déployée sur une partie de tribune qui lui a été allouée pour l'occasion, l'association n'est en aucun cas à l'origine de sa confection, ni à l'origine de sa réalisation et ni à l'origine de son déploiement en tribune. La seule chose qui peut être reprochée à l'association est la naïveté qui a consisté à laisser faire sans se rendre compte de la teneur du message, message insultant une région entière qui a beaucoup donné à la France.» Samedi soir, la banderole incriminée a pourtant été installée sur les banderoles des Boulogne Boys. Un acte difficilement envisageable sans le consentement du kop.

13h35 – Nicolas Sarkozy vient de recevoir à l’Elysée la délégation lensoise. Le Président ne s’est pas exprimé. D’après une déclaration de Gervais Martel, président du club nordiste, à 20minutes.fr, le chef de l’Etat a promis d’assister à une rencontre du RC Lens à domicile d’ici la fin de la saison «en solidarité avec le club».

13h01
— L’acteur et réalisateur de «Bienvenue chez les Ch'tis», Dany Boon, déclare qu'il lui était «difficile à vivre» que son «film ait servi de véhicule à la haine», à propos de l'affaire de la banderole. «Je le prends comme une insulte» s’est émue l’acteur lors d'une rencontre avec la presse lundi soir à Lille.«C'est à l'opposé même des valeurs que véhicule mon film. Ce n'est pas les Ch'tis qui feraient ça», juge Dany Boon.

12h47 — L'avocat de la mairie de Lens, Marc-Antoine Lévy, évoque une liste de 50 supporteurs du PSG interdits de stade: «Seuls huit d'entre eux ont été effectivement interdits. Il semblerait que les 42 qui ont pu accéder au Stade de France sont de ceux qui ont déployé la banderole».

Pour Guy Delcourt derrière ce type d’action « il existe des réseaux beaucoup plus profonds, subversifs, qui peuvent infiltrer (ndlr: les supporteurs), surtout dans des clubs comme celui que nous évoquons. Je pense au PSG et à Marseille », avance le maire de Lens, qui en appelle aux fonctionnaires de la DGSE pour «s'interroger sur ces mouvements».

12H
Guy Delcourt et Gervais Martel tiennent une conférence de presse à l’Assemblée nationale. Pour le maire de Lens, Guy Delcourt, «la finale de la Coupe de la Ligue doit être rejouée et le PSG disqualifié». L’élu indique qu’il fera une demande dans ce sens au président de la Fifa, Michel Platini, ainsi qu’à celui de la Ligue, Frédéric Thiriez.

De son côté, le président du RC Lens Gervais Martel estime qu’il ne «faut pas rejouer ce match, même si la banderole a pu perturber les joueurs». Martel craint des incidents entre supporteurs si la finale vient à être rejouée. Les deux hommes se sont rejoints pour une application plus ferme et efficace des interdictions de stade.

11h26
— Pour Valérie Létard, secrétaire d'Etat à la Solidarité et élue du Nord : «Les habitants du Nord-Pas-de-Calais ont été blessés par les expressions utilisées qui traduisent tout à la fois le manque de respect et la bêtise humain ».

11h — La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a déclaré sur LCI qu'elle avait déclenché «les éléments de procédure qui pourraient conduire à une interdiction» des groupes de supporteurs à l'origine de la banderole injurieuse déployée samedi. La ministre a confirmé que la police aurait recours aux empreintes génétiques relevées sur la banderole, pour identifier les coupables.