FOOTBALL - Penalty litigieux, banderole insultante...
«Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les ch'tis». A la 60e minute du match, la finale de la Coupe de la Ligue entre Lens et Paris bascule. Il a suffi d'une banderole déployée pendant quatre minutes pour gâcher la fête organisée à grand renfort de confettis et de parachutistes par la Ligue nationale de football.
Outrés par le texte, choqués par l'issue abrupte du match, à la sortie des vestiaires, les Lensois réagissent avec mesure. «Cette banderole, je ne l'ai pas vue, mais le mieux, c'est de ne pas en parler», estime Eric Carrière, le milieu de terrain lensois.
«Excuses officielles»
Dimanche matin, autre son de cloche. «C'est un viol, s’emporte Gervais Martel, le président sang-et-or, sauf que là, c'est toute une Région qui est touchée.» Guy Delcourt, le maire PS de Lens porte plainte,
tout comme le président de la ligue, Frédéric Thiriez. Guy Delcourt souhaite même que souhaite que «Rachida Dati et Roselyne Bachelot ainsi que Bernard Laporte et Bertrand Delanoë, tous présents dans les tribunes soient entendus en qualité de témoins.» Le président du PSG,
Alain Cayzac, a présenté ses «excuses officielles» aux Lensois.
L'affaire pourrait coûter cher aux Parisiens. Jeudi dernier, Metz a été sanctionné d'un point au championnat dans l'affaire Ouaddou. Même sanction pour Bastia dans l'affaire Kébé. 18e du championnat, à deux points du premier reléguable, Paris a trop besoin de ses points pour se permettre un tel luxe.
Sans surprise, les joueurs parisiens sont bien sûr hostiles à une sanction sportive. «Une sanction financière pour le club, je suis d'accord, mais il ne faut pas aller au-delà, ne pas tomber dans l'exagération», a déclaré Jérôme Rothen. «Le club n'y est pour rien. On ne peut pas se battre contre des gens qui ont soit des propos racistes soit des banderoles comme celle-là», qui «n'a rien à faire dans un stade».
P. K.