Qui a dit: «Si j’avais trente ans de moins, je rêverais de ressembler à Nasser Al-Khelaïfi et d’avoir ses moyens».

FOOTBALL Un indice, c'est rare qu'il dise du bien du PSG...

J.L.

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Nasser Al-Khelaïfi et Jean-Claude Blanc lors du match Anderlecht-PSG, le 18 octobre 2017.

Nasser Al-Khelaïfi et Jean-Claude Blanc lors du match Anderlecht-PSG, le 18 octobre 2017. — FRANCK FIFE / AFP

Dimanche c’est Lyon-PSG, et Lyon-PSG quand l’OL tourne bien, c’est toujours l’occasion d’écouter la petite voix de Jean-Michel Aulas nous réexpliquer l’étendue de l’inégalité entre son club et le PSG dans la lutte pour le titre. Cette fois, le président lyonnais a choisi de faire dans l’humour dans une interview accordée au Figaro, et c’est plutôt réussi. Lisez plutôt sa réponse sur la façon dont son homologue parisien Nasser Al-Khelaïfi encaisse ses critiques.

« Il ne peut pas l’entendre et forcément parfois ça l’agace. Pour ne pas le froisser, j’ai changé, non pas le discours, mais sa formulation, de manière à montrer que ce n’est pas un problème de jalousie ni d’homme, mais d’écosystème. Si j’avais trente ans de moins, je rêverais de ressembler à Nasser et d’avoir ses moyens ».

Une petite plaisanterie bien sentie qui n’empêche pas JMA d’en rajouter une couche sur le statut du PSG en Ligue 1 : « Il y a d’un côté un match entre l’OL et le PSG et de l’autre un combat d’idées entre une économie durable du football, la nôtre, et une économie, je dirais, un peu artificielle. Il y a d’un côté des investisseurs privés qui mettent leur propre argent avec des règles de concurrence libérale et de l’autre une anomalie avec des fonds d’État qui viennent investir dans des proportions bien plus importantes. Le budget du premier, le PSG, est de l’ordre de 800 millions d’euros et quatre fois supérieur à celui du deuxième, l’OL. Et on joue dans la même compétition ». Ce n’est pas tout à fait faux, il faut lui reconnaître ça.