Ligue 1: Huit chiffres pour expliquer ce 8-0 hallucinant du PSG contre Dijon

FOOTBALL Plus gros carton de la saison au Parc des Princes en clôture de la 21e journée…

J.L.

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Les Parisiens ont fait exploser Dijon.
Les Parisiens ont fait exploser Dijon. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Au Parc des Princes,

« Des adultes contre des petits enfants. » Olivier Dall’Oglio a tout résumé d’une formule lapidaire. Son équipe n’est pas la première à se faire rouster au Parc des Princes, mais peu ont donné autant l’impression de démissionner que ce Dijon-là. On vous résume cette soirée mémorable en huit chiffres pour rendre hommage à l’attaque parisienne (ou à la défense dijonnaise, c’est au choix).

156 buts (et pas 157, à cause d’un certain Neymar junior)

C’était une question de temps. Cavani a donc rejoint Zlatan en tête des meilleurs buteurs de l’histoire parisienne. L’Uruguayen a eu besoin de plus de matchs que son ancien compère encombrant (46), mais si on enlève la ribambelle de titularisations côté droit pour ne pas faire de l’ombre à Mooooooooooossieur Ibra, le Matador sort largement vainqueur du débat moral. C’est à peine croyable à écrire quand on remonte à deux ans en arrière, mais c’est un fait : Cavani est aujourd’hui le meilleur neuf du monde. Coucou les haters.

106 pions depuis août

Le nombre de buts inscrits par le PSG en 31 matchs depuis le trophée des champions. Je ne vous fais pas la moyenne, c’est indécent. Pour vous donner une idée, le Monaco de l’an passé a terminé la saison à 107 buts marqués en championnat, quand Paris en est déjà à 67 avec encore 17 matchs à jouer. A ce rythme, le record historique du Matra Racing (118 buts en 1960) va tomber en avril. On commence déjà à chercher quelques survivants de l’époque pour un article passation de pouvoir d’ici le printemps.

12 « j’ai honte » des Dijonnais

On exagère un peu puisqu’on n’a pas compté, mais il fallait voir les têtes mortifiées des Dijonnais dans la zone mixte du Parc. Ils faisaient la queue pour passer à la moulinette des suiveurs de leur connaissance, et ce n’était pas beau à entendre. Le plus remonté ? Baptiste Reynet, le gardien torturé jusqu’au bout des 90 minutes

« On n’a pas existé. On avait parlé dans les médias en disant qu’on venait pour faire quelque chose et on est passé pour des peintres. C’était un match de poussin contre des séniors. Il va falloir oublier ce match. Oui, j’ai honte. La rencontre m’a paru une éternité. Je n’espérais qu’une chose, que le match s’arrête. On est passé pour des guignols. On aurait pu jouer trois jours on n’aurait pas marqué un but. Après, il faut avoir un peu de fierté. »

11 victoires de rang au Parc des Princes

Le PSG n’a pas laissé un seul point en route à la maison cette saison. Pas un seul. Monaco et l’OM doivent encore passer une tête, mais est-ce qu’on ne se dirigerait pas vers la première saison immaculée de l’histoire d’un club de L1 à la maison ? Depuis qu’il est qatari, Paris a déjà terminé invaincu à la maison, mais jamais en faisant le plein (six nuls l’an passé, par exemple). Bref, Dijon aurait pu en prendre moins, mais de là à prendre un point…

17 migraines en vue pour Emery avant le Real

L’entraîneur espagnol est un homme qui a de la chance. Il peut mettre la compo qu’il veut, son équipe roule sur la concurrence sans jamais se salir les chaussettes. Lo Celso en sentinelle et Draxler en relayeur ? Ça passe. La défense type sur le banc à l’exception de Thiago Silva ? Dijon ne se crée pas une occasion. Di Maria prend la place d’un larron devant ? Il redevient le Angel qu’on aime. Plus ça va et plus les choix contre le Real vont être compliqués, surtout si Lassana Diarra débarque en sentinelle avant la fin du mercato. Quel crève-cœur d’imaginer Draxler et Di Maria sur le banc à Bernabeu.

500 fautes (et plus) subies par Neymar en Europe

On a vu passer la stat sur twitter et elle est monstrueuse. Depuis son arrivée au Barça en 2011, Neymar a passé le cap des 500 fautes subies en Europe, en plus de celles qu’on lui a refusées. Rien que mercredi, le Brésilien aurait pu en récupérer fastoche cinq de plus si monsieur Thual ne l’avait pas pris en grippe en début de rencontre. Il faut dire que le Brésilien donne parfois l’impression tenace d’aimer la trace du crampon sur une cheville ou sur une cuisse. A moins que ce soit un concours à distance avec Nabil Fekir, l’autre souffre-douleur de L1.

7.000 sifflets de trop sur le penalty

C’est la grande affaire de la soirée et on en parle longuement par ailleurs. Mais quoi qu'on puisse penser du manque de classe de Neymar, on n’a pas le droit de siffler un joueur à quatre buts et deux passes décisives. Ou alors cela signifie qu’on a perdu le sens des réalités et qu’on mérite de revenir dix ans en arrière avec Diané et Boskovic. Voilà, c’est dit.

11 points d’avance sur l’OL

Plus personne ne croit que le PSG ne va pas être champion, mais sur le papier, c’est le grand choc de l’hiver qui nous attend dimanche au formidable outil entre le leader parisien et son dauphin. « Si on aborde ce déplacement correctement, et sachant qu’on a la chance de recevoir l’OM et Monaco plus tard, on aura fait un pas important vers le titre », reconnaît Meunier. C’est gentil de nous faire croire que ce n’est pas déjà réglé Thomas, mais on espère quand même que Jean-Michel Aulas va en faire faire monter la sauce d’ici dimanche, parce que pareille humilité ne trompe personne.