Rémunération des joueurs: «J'ai été dépeint comme quelqu'un d'avide», Djokovic torpille la presse

TENNIS Des rumeurs concernant la création d'un syndicat des joueurs pour augmenter leurs rétributions ont fusé mardi à Melbourne...

W.P, avec AFP

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Novak Djokovic, à l'Open d'Australie
Novak Djokovic, à l'Open d'Australie — Bartholomew/IPS/Shutter/SIPA

Le syndicalisme s'est-il vraiment invité à la première levée du Grand Chelem de l’année tennistique? Selon plusieurs journaux internationaux, Novak Djokovic a plaidé pour la création d’un syndicat des joueurs afin d’obtenir l’augmentation de leurs rétributions sur les tournois majeurs.

Le vainqueur de douze tournois du Grand Chelem, président du conseil des joueurs du circuit ATP, aurait pris la parole dans ce sens lors d’une réunion à Melbourne vendredi, à laquelle participaient entre autres Roger Federer, Rafael Nadal et Andy Murray. Une réunion d’élite, quoi.

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Selon The Times de Londres, il est monté à la tribune et a demandé à tous les non-joueurs de quitter la salle puis a fait venir un juriste spécialiste des questions salariales. The Telegraph croit de son côté savoir que Djokovic a souligné que les Grands Chelems ne reversaient que 7 % de leurs revenus aux joueurs, un chiffre qu’il a comparé aux 50 % du basket-ball américain.

Sa prise de parole est intervenue après que le directeur de l’Open d’Australie Craig Tiley a fait part d’un projet d’augmentation de la dotation, de 55 millions de dollars à 100 millions sur cinq ans.

Pour The Times, la création d’un syndicat serait une rupture avec le système actuel dans lequel l’ATP représente en même temps les tournois et les joueurs. L’ATP s’est refusée à tout commentaire alors qu’aucune réaction n’est venue de la Fédération australienne (Tennis Australia).

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Des écrits certes pas totalement niés par Nole, mais le Serbe avait l'air quand même moyennement contenant après sa victoire au premier tour contre Donald Young. « J'ai vu que certains d'entre vous ont écrit des histoires un peu exagérées. Vous avez mis les choses hors de leur contexte. J'ai été dépeint comme quelqu'un d'avide, qui demande plus d'argent et souhaite un boycott », a-t-il déclaré. 

« Peu de choses que vous avez écrites sont vraies. Ce qui s'est passé, c'est que nous, les joueurs, nous voulions discuter de certains sujets. Je ne crois pas qu'il y ait quoi que ce soit de mal à cela. Aucune décision n'a été prise. Personne n'a parlé de boycott ou de choses dans ce genre. »

« Tout le monde essaie de faire de son mieux. Ici à l'Open d'Australie, ils essaient toujours de dédommager les joueurs au mieux. Craig Tiley (le directeur du tournoi) essaie de faire en sorte que les joueurs se sentent chez eux, soient respectés et valorisés », a-t-il dit. On ne sait plus où donner de la tête.