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L'OM, pas vraiment d'attaque, bat Valenciennes grâce à un défenseur

OM: «J'étais un peu carbo...» Les offensifs de Marseille pas vraiment d'attaque contre Valenciennes (mais sauvés par Amavi)

FOOTBALLC’est un défenseur, Jordan Amavi, qui libère l’OM contre Valenciennes (1-0, a.p.), en Coupe de France...
Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

L'essentiel

  • Jordan Amavi permet à l’OM de se sortir du piège valenciennois, en 32e de finale de Coupe de France.
  • Entre maladresses et mauvais choix, les attaquants marseillais n’ont une nouvelle fois pas été à la fête, malgré une compo très offensive.

On ne sait pas si les Olympiens ont eu droit au gâteau des rois, ce dimanche matin. Mais l’après-midi, ils ont respecté les traditions locales. Celles des imprécisions en pagaille, centres ratés, extérieurs pétés (coucou Njie), tirs décadrés. Les Marseillais ont frappé 25 fois au but. Pour une courte victoire 1-0 face à Valenciennes, 12e de Ligue 2. Victoire arrachée après la 100e minute grâce à Jordan Amavi, qui avoue n’avoir pas marqué « le plus beau but du monde. »

« On a pêché dans la finition », reconnaît Maxime Lopez. Le genre de contrition plus simple à prononcer quand on est milieu défensif. L’attaquant Valère Germain, lui, ne voit pas le souci : « Les offensifs ont beaucoup apporté depuis le début de saison… Jordan n’avait pas encore marqué, c’était à lui de le faire », lâche-t-il, évidemment chambreur : « On aurait dit qu’il avait marqué en demi-finale de Ligue des champions, faut qu’il se calme ! » « C’est les jaloux, ça », raille Amavi, évoquant (évidemment en blaguant), sa « belle frappe du droit. »

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Valère Germain est beaucoup moins enthousiaste, en revanche, au moment d’évoquer sa titularisation aux côtés de Kostas Mitroglou, dans un onze particulièrement offensif : « Le plus important, ce n’est pas que l’association entre nous deux fonctionne, c’est que l’équipe gagne ! » Effectivement, l’OM gagne. Parce que l’association Mitroglou-Germain…

Fantomatique, le Grec a vendangé sa seule occasion de la soirée, à la 45e : il a raté son contrôle, alors qu’il était seul, face au but vide. Le virage sud l’a copieusement sifflé, sur le coup, puis à sa sortie, à la 59e. Une sortie qui ressemblait fort à une sanction de la part de Rudi Garcia… Qui, comme d’habitude, positive, devant les micros : « C’est toujours intéressant d’avoir des occasions, ce qui est inquiétant, c’est quand une équipe n’en a pas. On a juste manqué d’efficacité, et un peu de peps. »

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Officiellement, c’est à cause d’une trêve musclée, à l’entraînement : « On a travaillé très fort, voire trop fort », assure Garcia. « C’était très dur physiquement », confirme Adil Rami. « J’étais un peu carbo à la fin », lâche carrément Germain. Malheureusement, ça se voyait…

Damien Perquis, l’erreur du héros

C’est souvent ainsi, en Coupe de France : les gardiens des « petits » font de grands matchs. Avec un Damien Perquis longtemps décisif, Valenciennes avait l’allure de l’équipe capable d’arracher le scalp du gros. Mais l’OM, au bout de la prolongation, a fini par trouver la faille (1-0). Sur une frappe molle de Jordan Amavi, touchée par le malheureux (et sur le coup maladroit) Perquis. « Il y avait trois joueurs devant moi, a expliqué le gardien. Je réagis trop tard, et oui, je la touche… Quand on ne voit pas le ballon au départ, c’est jamais évident ! »

« Il avait fait le match qu’il fallait, il nous a maintenus dans le match », salue Réginald Ray. On l’interroge sur cette erreur fatale, sur le but d’Amavi : « Je n’ai pas revu les images. » Ça tombe bien, elles sont rediffusées à cet instant exact sur les écrans de la salle de presse du Vélodrome. Le silence se fait, Réginald Ray revoit enfin le moment crucial… Et soupire : « A l'image de l’équipe, Damien a craqué à la fin ! » Le sourire est timide, les regrets sont bien là : « On a eu des occasions, on a la balle pour passer devant… Mais on a bien défendu ensemble, ça reste une bonne référence pour la suite, à condition de continuer sur notre lancée !"