Eurobasket féminin: Et s'il était temps de trouver un autre surnom aux Bleues que Les Braqueuses?

BASKET Un surnom hérité de la folle campagne de l'Euro 2009 remportée en Lettonie...

Vincent Marche

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Céline Dumerc (au centre) et Endy Miyem (à droite) étaient de l'aventure en 2009.
Céline Dumerc (au centre) et Endy Miyem (à droite) étaient de l'aventure en 2009. — Coudert/Sportsvision/SIPA

L’histoire débute à Valmiera, une petite commune de Lettonie, au mois de juin 2009. Lors de la phase de poules de l’ Eurobasket féminin, l’Equipe de France bat la Biélorussie après prolongations pour son deuxième match de la compétition. S'en suivront huit autres victoires tout aussi folles, un titre de championnes d'Europe et un surnom pour l'éternité : les Braqueuses.

Entre nous, on se disait qu’on faisait souvent des hold-up, se souvient Endy Miyem. On était menées tout le temps, on finissait par gagner à chaque fois, parfois au buzzer ou en prolongations. Les journalistes ont ensuite choisi Les Braqueuses.

Agée de 21 ans à l’époque, la native de Reims a participé à cette aventure, et au paquet d'autres qui ont suivi, avec en point d'orgue une médaille d'argent aux JO de Londres.

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De quoi se demander si ce surnom n’est pas un peu dépassé… « Les Braqueuses, ça parle encore aux gens, estime Kévin Bosi, attaché de presse à la Fédération Française de Basket-Ball. Et puis, il y a encore quelques matchs où elle gagne de cette manière, encore, comme contre la Slovénie. »

De son côté, Endy Miyem reconnaît que tout a changé. « A cette époque, ce surnom était légitime. Personne ne nous connaissait et même nous, on ne savait pas où se placer. Là, on fait toujours un bon résultat. On est moins dans le braquage, quand même. »

Pour Kévin Bossi, le surnom a aussi fait son temps. « Elles ne sont plus que 2 ou 3 de l’équipe de 2009, aujourd’hui. Les nouvelles générations pourraient porter ce fardeau avec ce surnom. Elles n’ont rien à voir avec ça. Il faudra qu’elles se trouvent une identité pour elles. »

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Peut-être qu’on devra trouver un nouveau surnom à la génération qui arrive, celle des Marine Johannes ou Olivia Epoupa, promise à un autre destin que celui de Braqueuses. Endy Miyem a une petite idée quand on lui demande d’en trouver un:

Pour elles, je verrais bien Les Audacieuses.

« Elles sont arrivées assez jeunes en Equipe de France. Elles ont montré des choses intéressantes. Quand on leur donne une brèche, elles s’infiltrent et elles font des choses énormes dedans. » Si ça signifie une aussi belle aventure que celle des Braqueuses, on signe tout de suite.