Dopage: Ça bouge en Russie... Des responsables reconnaissent l’existence d’une «conspiration institutionnelle»

POLEMIQUE Des responsables russes ont pour la première fois reconnu l'existence d'un système de dopage à grande échelle dans leur pays...

W.P., avec AFP

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Le dopage dans le sport, illustration
Le dopage dans le sport, illustration — Jonathan Renaud de la Faverie, Aude Genet AFP Vidéographie

Ça avance un peu en Russie. Des responsables russes chargés de la lutte antidopage ont pour la première fois reconnu l’existence d’un système de dopage à grande échelle dans leur pays, écrit mardi le New York Times.

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« C’était une conspiration institutionnelle », a confié au quotidien américain Anna Antseliovich, directrice générale de l’agence russe antidopage.

Néanmoins, Antseliovich et d’autres responsables interrogés par le journal ont rejeté la thèse d’un système de dopage instauré par l’Etat russe, assurant que les dirigeants russes n’étaient pas impliqués.

Le ministre des Sports avait nié l’existence d’une conspiration début décembre

Dans son second rapport destiné à l’Agence mondiale antidopage (AMA) et publié début décembre, le juriste canadien Richard McLaren décrit en des termes accablants un système de dopage d’Etat, ce que la Russie conteste.

Le ministre russe des Sports Vitaly Mutko avait déclaré le 9 décembre, juste après la publication du rapport, que les accusations de « conspiration institutionnelle » n’étaient pas étayées par des preuves.

Les soupçons qui visent les Russes touchent de nombreux sports. L’affaire a secoué les jeux Olympiques de Rio de Janeiro cette année et continue de faire des vagues cet hiver : des épreuves de biathlon, de patinage et de ski de fond prévues en Russie ont été annulées.