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Dopage, le cauchemar américain

Dopage, le cauchemar américain

Une énorme affaire de dopage secoue de nouveau le sport aux Etats-Unis. Un entraîneur, qui a souhaité conserver l’anonymat, a fait livrer en juin dernier à l’Agence américaine de lutte contre le dopage une seringue contenant un produit jusque-là impossibl
© 20 minutes

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Une énorme affaire de dopage secoue de nouveau le sport aux Etats-Unis. Un entraîneur, qui a souhaité conserver l’anonymat, a fait livrer en juin dernier à l’Agence américaine de lutte contre le dopage une seringue contenant un produit jusque-là impossible à détecter. L’informateur donnait aussi une liste d’utilisateurs potentiels de ce produit, un stéroïde anabolisant baptisé « THG ». Les autorités sportives ont aussitôt travaillé à mettre au point un système de détection. Dans la foulée, l’ensemble des prélèvements d’urine effectués lors des Championnats américains d’athlétisme, ainsi que dans différents sports – soit plus de 400 échantillons – a été étudié. Si le résultat reste encore confidentiel, l’enquête a suivi son cours. En fin de semaine dernière, un laboratoire a même été mis en cause. Balco, l’entreprise en question, fournit des compléments alimentaires à de nombreux sportifs de renom, dont les stars américaines du sprint Marion Jones et Tim Montgomery. Mais aussi à Kelli White, contrôlée positive aux Mondiaux de Saint-Denis en août dernier, ou encore au légendaire joueur de base-ball, Barry Bonds. Ce week-end, Victor Conte, le patron de Balco, a confirmé que 40 athlètes allaient témoigner devant un jury fédéral dans les prochains jours. Selon lui, il s’agit juste d’une affaire politique. Un avis que ne partage pas Christiane Ayotte, une spécialiste canadienne de la lutte contre le dopage : « C’est un scandale vraiment énorme ! Et nous ne voyons que le sommet de l’iceberg. » Claude Dautel