Ligue 1: Pas de doute, cet OGC Nice mérite de conserver son fauteuil de leader

FOOTBALL Extrêmement sereins d'un bout à l'autre de leur rencontre à Saint-Etienne ce dimanche, les hommes de Lucien Favre l'ont emporté (1-0) et conservent trois points d'avance sur Monaco et Paris...

A Saint-Etienne, Jérémy Laugier

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Valentin Eysseric a inscrit le seul but du match d'une belle frappe du pied gauche malgré le géant suisse Léo Lacroix.
Valentin Eysseric a inscrit le seul but du match d'une belle frappe du pied gauche malgré le géant suisse Léo Lacroix. — ROMAIN LAFABREGUE/AFP

Le temps des exploits individuels d’Hatem Ben Arfa dans le Chaudron appartient au passé (1-4 en septembre 2015). Mais le leader niçois a cette fois fait preuve d’une grande maîtrise collective pour l’emporter à nouveau, dimanche à Saint-Etienne.

Le leader a encore de l’allure

La défaite (0-1) à Caen avant la trêve internationale n’a pas stoppé net l’incroyable première partie de saison des hommes de Lucien Favre. Ils ont vite imposé leur supériorité technique dimanche à des Stéphanois bien trop attentistes durant la première mi-temps. Cumuler 60 % de possession et 15 tirs chez un solide abonné au Top 5 en Ligue 1 n’est pas anodin. C’est presque en toute logique que l’ancien Vert Valentin Eysseric a ouvert le score (63e). Dans la foulée, Alassane Pléa manquait d’un rien le break à trois reprises (65e, 66e, 68e).

Seri est quand même impressionnant

A lui seul et en 81 minutes de jeu, Jean-Michaël Seri a touché nettement plus de ballons (92) que ses deux adversaires directs réunis Jordan Veretout (48) et Henri Saivet (37). Des chiffres qui en disent long sur l’omniprésence du milieu récupérateur niçois. Il a donné le ton dimanche en se procurant même les deux premières grosses occasions des Aiglons (19e et 28e). Et si c’était lui le véritable poumon du leader du championnat ?

Des Verts (toujours) trop limités devant

OK, Alexander Söderlund aurait pu obtenir un penalty pour une faute de main de Dante dans sa surface (31e). OK, Kévin Monnet-Paquet a signé une tonique entrée (68e) et Loïc Perrin aurait pu égaliser en fin de partie. Mais pour une telle affiche face au leader, c’est trop peu pour viser plus haut que l’actuelle 9e place.

En l’absence de Robert Beric, la doublette Söderlund-Roux a confirmé son inefficacité. Totalement seul sur un centre de Saivet, Nolan Roux a notamment manqué la meilleure opportunité stéphanoise de la soirée en expédiant sa tête sur Yoan Cardinale (33e).