Dopage: L’excuse de son baume à lèvres n’a pas convaincu, la fondeuse Johaug suspendue deux mois

SKI DE FOND La septuple championne du monde norvégienne avait été contrôlée positive à un stéroïde...

V.B. avec AFP

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Therese Johaug, en larmes lors d'une conférence de presse, le 13 octobre 2016.
Therese Johaug, en larmes lors d'une conférence de presse, le 13 octobre 2016. — Hakon Mosvold/AP/SIPA

Contrôlée positive à un stéroïde, elle avait accusé son baume pour les lèvres. Une stratégie de défense qui n’a visiblement pas convaincu l’Agence antidopage norvégienne. La fondeuse norvégienne Therese Johaug, septuple championne du monde, a été suspendue pour deux mois dans l’attente d’un examen approfondi de son cas.

Sa suspension, jusqu’au 18 décembre, signifie qu’elle ne pourra pas prendre le départ de la première épreuve de la Coupe du monde à Ruka (Finlande), les 26 et 27 novembre. « La raison de cette décision est que (le comité en charge d’éventuelles poursuites au sein de l’agence) est d’avis que l’athlète ne semble pas s’être comportée en toute innocence », a déclaré Anstein Gjengedal, président dudit comité, dans un communiqué.

Son médecin, qui se dit responsable, a démissionné

« Il est important de souligner qu’à ce stade, nous n’avons pas pris position sur la question de la suspension » définitive, a-t-il ajouté. Du fait de cette suspension provisoire, Johaug, 28 ans, ne pourra pas non plus participer aux entraînements chapeautés par la Fédération norvégienne de ski. La skieuse a été contrôlée positive au clostébol, un stéroïde anabolisant interdit par l’Agence mondiale antidopage (AMA), lors d’un contrôle inopiné le 16 septembre.

Selon la Fédération, elle aurait absorbé cette substance via une crème pour les lèvres, le Trofodermin, utilisée pour traiter des brûlures subies lors d’une séance d’entraînement en altitude en Italie fin août. L’entourage médical n’aurait alors pas remarqué que cette crème contenait du clostébol. Le médecin de l’équipe nationale de ski, Fredrik Bendiksen, a endossé l’entière responsabilité et annoncé sa démission avec effet immédiat.

L’usage de stéroïdes anabolisants est passible de quatre ans de suspension.