Le syndrome du Parc en questions

S. Bordas - ©2007 20 minutes

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Trois matchs nuls et quatre défaites lors de ses sept premières sorties de L1 : le PSG bat des records d'indigence à domicile. L'occasion de se pencher sur ce fameux « syndrome du Parc ».

· La faute des joueurs ? « Le problème est dans les têtes. Certains n'arrivent pas à se libérer au Parc. » Pour Paul Le Guen, les causes du mal sont clairement établies, et le technicien breton a souvent souhaité « davantage de caractère » de la part de ses joueurs. Le recrutement effectué depuis deux saisons (Landrin, Hellebuyck, Frau, etc.) revient alors sur le tapis, tout comme la question récurrente : les nouveaux ont-ils les épaules assez larges ? « Mais quel joueur est fait pour le PSG à part Pauleta ? Rothen, peut-être ? Après je n'en vois pas d'autres », rétorque Sammy Traoré, prêté en septembre à Auxerre.

· De l'entraîneur ? Entre 4-4-2 et 4-3-3, le coeur de Le Guen balance. Mais les résultats ne suivent pas. « Paris a encore du mal à faire du jeu à domicile », jugeait Marius Trésor, l'« oeil » de Bordeaux, avant la victoire des Girondins au Parc. « On est davantage une équipe de contre », s'excuserait presque Grégory Bourillon.

· De l'environnement ? Les joueurs ont longtemps nié l'existence même d'un syndrome du Parc. « C'est une chance énorme de jouer dans un tel stade », assure Jérôme Rothen. D'autres ne sont pas de cet avis. « On veut tellement bien faire pour nos supporters que cela nous bloque », avoue le jeune Loris Arnaud.

· Du standing du club ? « Tout le monde reste focalisé sur les années Weah-Ginola. C'est fini ces années-là », avance Traoré. Abonné au ventre mou du classement depuis trois saisons, le PSG ne fait plus peur à ses visiteurs, pour lesquels un match nul décroché dans la capitale avait valeur d'exploit il y a dix ou quinze ans. Demain soir, Paris visera les trois points. Nancy aussi...