Jeux paralympiques: Marieke Vervoot ne compte pas être euthanasiée après les Jeux

RIO 2016 L'athlète belge mettre fin à sa compétition à l'issue de la compétition...

J.L. avec AFP

— 

Marieke Vervoot, le 10 septembre 2016 à Rio.
Marieke Vervoot, le 10 septembre 2016 à Rio. — CHRISTOPHE SIMON / AFP

Quand le sport est la «seule raison» d'exister et que le corps ne permet plus d'en faire, peut-on encore vivre? L'athlète paralympique belge Marieke Vervoort apporte sa singulière réponse: recourir à l'euthanasie, un choix assumé et défendu. Cheveux platine, coupe en brosse et doigts en «V» de victoire, la Belge âgée de 37 ans pose avec sa médaille d'argent décrochée samedi en athlétisme sur 400 m en fauteuil aux Jeux paralympiques de Rio.

>> A lire aussi: Jeux Paralympiques: Pourquoi vous n’avez pas le droit de passer à côté

Atteinte d'une maladie rare qui lui paralyse les jambes, la Flamande a consacré son corps blessé au sport avec un franc succès: triple championne du monde en fauteuil (100 m, 200 m, 400 m) en 2015 et championne olympique sur 100 m à Londres en 2012, elle participe à Rio à ses derniers Jeux. «Il y a deux côtés à cette médaille: la joie de l'un, mais aussi la douleur et les adieux qui arrivent de l'autre», explique-t-elle.

Après Rio, elle rangera définitivement le fauteuil de course: «Je dois abandonner, car ma maladie empire. C'est plus difficile de faire des courses qu'il y a quatre ans». En août, elle annonce dans la presse que ses papiers pour recourir à l'euthanasie sont prêts, car elle «souffre trop» et que son corps ne lui permet plus de faire du sport, «sa raison de vivre». Des déclarations choc qui suscitent interrogations mais aussi compassion.

Si les papiers sont prêts depuis 2008, «je ne veux pas mourir tout de suite», précise-t-elle dimanche lors d'une conférence de presse à Rio. Une mise au point «nécessaire» pour cette femme «rageuse» qui «aime la vie».Elle se déclare toutefois «en paix», «tranquillisée» depuis que le recours au suicide assisté lui a été autorisé. «Quand le moment viendra, où il y aura plus de mauvais jours que de bons jours, alors j'aurai ces papiers en mains».