JO 2016: Le Premier ministre japonais sort d'un tuyau, déguisé en Mario

JO 2016 La ville de Rio a transmis le drapeau olympique à Tokyo, qui accueillera les JO en 2020...

M.C.
— 
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe sort d'un tuyau avec une casquette de Mario pendant la cérémonie de clôture des Jeux de Rio, le 21 août 2016.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe sort d'un tuyau avec une casquette de Mario pendant la cérémonie de clôture des Jeux de Rio, le 21 août 2016. — PHILIPPE LOPEZ / AFP

Pacman, Olive et Tom, et un Premier ministre déguisé en Mario. Il reste environ trois ans et onze mois avant les JO de Tokyo, mais le comité olympique japonais a déjà voulu imprimer sa marque pendant la cérémonie de clôture des Jeux de Rio, dimanche soir, en convoquant un condensé de pop culture nipponne devant le monde entier.


Après un passage très classique du drapeau olympique entre le maire de Rio et la nouvelle gouverneur de Tokyo, Yuriko Koike, le public a pu voir un petit film présentant la ville de Tokyo sous le signe du sport, où s’étaient invitées quelques figures du dessin animé et du jeu vidéo nippons.

Foutraque

Des grands classiques des eighties d’abord : Olive et Tom claquant une frappe à 240 km/h, puis Pacman courant le 400m en boulottant des pac-gommes. De l’universel, ensuite, avec la mascotte d’Hello Kitty en tenue de course. Et enfin du foutraque : le Premier ministre nippon, Shinzo Abe, apparaît dans sa voiture à Tokyo, inquiet de ne pas pouvoir être au Brésil à temps pour la cérémonie. Qu’à cela ne tienne, Mario le plombier de Nintendo et le chat-robot du futur Doraemon, peu connu en France, creusent un trou à travers la planète.

Puis la réalité et la fiction se télescopent : le public du Maracana voit au centre du stade un gros tuyau vert tout droit sorti de Mario. En émerge alors, en tenue de plombier et casquette rouge, le dirigeant conservateur nippon, plus connu à l’étranger pour son désir de réviser la constitution pacifiste du Japon que pour ses pitreries en vidéo.

Un bon moyen pour Tokyo de faire oublier les polémiques qui ont émaillé sa candidature, les accusations de plagiat de son logo des JO de 2020, puis le micmac de son stade olympique. Une bonne façon aussi de faire rêver les fans de sport qui ont vibré pendant cette quinzaine et attendent impatiemment le 24 juillet 2020, date où s’ouvrira une nouvelle page de l’histoire des Jeux olympiques d’été.