JO 2016: Bouh qu’elles étaient tristes après leur défaite, nos Françaises du basket

BASKET Et les Serbes n’étaient peut-être pas obligées d’en rajouter…

B.V.

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La tristesse des Françaises après leur défaite face à la Serbie, le 20 août 2016
La tristesse des Françaises après leur défaite face à la Serbie, le 20 août 2016 — Mark RALSTON / AFP

De notre envoyé spécial à Rio,

Même vingt bonnes minutes après la fin de la rencontre, Isabelle Yacoubou a toujours la voix chancelante. Prise par l’émotion, la pivot des Bleues salue malgré tout le parcours de son équipe, battue en finale pour le bronze par la Serbie (70-63) : « On a fait un beau parcours. Cette équipe a mérité cette place. Au-delà de l’adversité, au-delà des moments difficiles, on a tout donné, même si on termine avec goût amer de la défaite en bouche. »

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Globalement dominées dans tous les secteurs par les Serbes, les Françaises ont pris un éclat fatal en début de troisième quart-temps. Tant pis. Pour une équipe qui a appris le forfait de sa leader Céline Dumerc quelques heures avant le premier match, au fond, c’était déjà pas mal d’être là. Sauf que dans les faits, les Bleues sont atterrées. Visages fermés, larmes, plusieurs d’entre elles ne se sont pas arrêtées en zone mixte. Particulièrement les plus jeunes (Johannes, Epoupa), en grande difficulté samedi.

Les Serbes chambrent en zone mixte

« Plusieurs filles se rendront compte aujourd’hui que le niveau championnat de France et le niveau olympique ce n’est pas la même chose, lance Yacoubou d’un ton dur. Tout ça nous servira pour la génération à venir. Ça nous aide à grandir à et être averti sur les prochaines compétitions. » « La jeunesse nous avait servies sur d’autres matchs », tente de défendre Endi Miyem. Bref, ambiance cheloue, entre grosse tristesse et amertume.

Surtout que les Serbes n’ont pas fait grand-chose pour détendre l’atmosphère. Les médaillées de bronze sont venues célébrer leur victoire avec leurs journalistes en zone mixte. C’est de bonne guerre, certes, mais ce n’était peut-être pas tout à fait nécessaire de crier, chanter et danser juste à côté de filles qui noient leur désarroi dans les questions des journalistes. L’analyse du match de Sandrine Gruda pourrait d’ailleurs bien s’appliquer aussi à l’après-match. « Elles nous ont malmenées, on n’a pas réussi à les stopper. Elles ont eu l’ascendant. On savait qu’elles allaient accrocher, pousser, crier, mais on n’a pas été forcément prêtes à répondre à ça. »