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JO 2016: Le Washington Post utilise les services d'un robot-reporter

JO 2016: Le «Washington Post» utilise un robot-reporter pour couvrir la compétition

JO 2016Heliograf récupère des résultats et les partage sur les réseaux sociaux...
Mathias Cena

M.C.

Au-delà de « l’esprit des Jeux », les Olympiades, c’est une organisation titanesque et des chiffres qui peuvent donner le tournis : à Rio, 11.521 athlètes de 206 pays ont ainsi fait le déplacement pour concourir dans 28 disciplines et se disputer 306 médailles. Pour couvrir l’événement, les médias du monde entier ont dépêché une armada de journalistes à l’affût de toutes les infos susceptibles d’intéresser leurs lecteurs.

Outre un énorme travail humain, ces reporters doivent aussi se frayer un chemin dans une jungle de scores, de chronomètres, de classements et statistiques diverses, qui peuvent se révéler très chronophages. C’est pour s’acquitter de cette complexe et parfois répétitive besogne que le Washington Post a aussi mis « dans l’avion » un robot-reporter, baptisé Heliograf, destiné à faire gagner un temps précieux aux journalistes.

« Donner plus de temps à nos reporters »

Le robot est ainsi à l’œuvre pour générer automatiquement des articles concernant les décomptes de médailles ou le programme et les résultats des différents événements sportifs, en s’appuyant sur les données du site stats.com. Le travail d’Heliograf, appuyé en permanence par trois ingénieurs et quatre à cinq journalistes, est notamment partagé sur le compte twitter @wpolympicsbot, ainsi que par le bot Facebook Messenger du journal.

Voici des exemples de sa production, sélectionnés à la main par un humanoïde de 20 Minutes (sinon, cette recherche automatisée marche aussi très bien pour voir les résultats des athlètes français) :

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Parfois, le robot peut aussi se tromper – même si cette inversion du nom et du prénom d’une athlète chinoise est plus probablement due à une erreur humaine :

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Alors, ce système annonce-t-il de futurs plans sociaux dans les médias du monde entier ? « Nous ne voulons en aucun cas remplacer des reporters humains par des robots », se défend Jeremy Gilbert, directeur des initiatives stratégiques du Washington Post. « Nous voulons donner plus de temps à nos reporters pour travailler sur les articles à fort impact qu’ils veulent écrire. » A terme, le Post espère malgré tout « injecter » les contributions robotiques dans les articles écrits par des humains.

Heliograf n’en est qu’au début de sa carrière et sera bientôt utilisé pour un autre événement de grande ampleur : la couverture des élections américaines de novembre. A terme, le Washington Post compte aussi l’inclure dans la suite payante d’outils de publication Arc, qu’il met à la disposition d’autres médias.