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Olivier Mutis, 25 ans, 90e joueur mondial, fait le point sur une carrière tennistique agitée
Votre carrière a été gâchée par une grande phobie de l’avion. Ce problème est-il résolu ? Olivier Mutis : Tout à fait. Le stage à Air France m’a fait un bien fou. Nous étions quatre et quand j’ai vu comment réagissaient les trois personnes qui m’accomp© 20 minutes
Votre carrière a été gâchée par une grande phobie de l’avion. Ce problème est-il résolu ? Olivier Mutis : Tout à fait. Le stage à Air France m’a fait un bien fou. Nous étions quatre et quand j’ai vu comment réagissaient les trois personnes qui m’accompagnaient, je me suis aperçu que finalement, je n’avais peur de rien. Depuis cet événement, votre carrière a-t-elle pris un nouvel « envol » ? Je suis libéré. Je sais qu’à tout moment je peux aller me frotter avec les ténors du circuit. Même si, l’an dernier quand j’ai atteint les demi-finales à Houston, c’était mon père qui m’avait inscrit en cachette. Cette peur de l’avion ainsi que votre refus catégorique de vous installer à Paris pour rester à Metz ont fait de vous un marginal du circuit... Cette image de marginal, je veux la casser définitivement. J’ai compris ce qui fait la différence pour se maintenir dans le Top 100. Je fais les efforts nécessaires, à ma manière, pour rester parmi l’élite. Sans aide et sans gros résultats, comment avez-vous pu vivre pendant toutes ces années ? Quand j’ai gagné Wimbledon en junior, j’ai signé des contrats mirobolants. C’était presque indécent. Cela m’a permis de financer ma carrière pendant près de quatre ans. Malgré cela, vous avez failli arrêter le tennis... Oui, au début de la saison 2001, j’ai voulu tout stopper. Je me disais que je n’étais pas fait pour cette vie. J’ai alors décidé de me prendre en main, de me séparer de mon coach et les résultats ont enfin été au rendez-vous. Cela signifie-t-il que vous avez trouvé la solution ? Non, car tout seul, c’est dur... Surtout lorsque pour t’échauffer, tu es obligé de taper la balle contre le mur ! Propos recueillis par Guy Birnand



















