Fabien Barthez + John Lennon = Bernard Laporte
BEAU GOSSE (?) – Un homme au pouvoir de séduction inexploré...Alice Antheaume
Bernard Laporte, un beau gosse? L’idée peut faire sourire… La méconnaissance du potentiel de séduction de l’entraîneur du XV de France en fait justement son premier point fort. Peu d’admiratrices, donc moins de rivales.
Physiquement, Bernard Laporte est un subtil mélange de Fabien Barthez (pour le crâne rasé) et de John Lennon (les petites lunettes rondes). Ses lunettes sont d’ailleurs la clé de son charisme: d’abord parce qu’elles donnent un air intello à tout sportif en mal de légitimité cérébrale. Ensuite parce que ses verres sans armature mettent en valeur son regard bleu azur comme, disons, le ciel de l’Aveyron, le département où il est né il y a quarante trois ans.
Mais ne nous y trompons pas: sous ses airs douçâtres sommeille un mâle capable de dompter une tripotée de grosses baraques de rugbymen tout penauds dans leurs vestiaires. Comme quoi, une carrure de funambule gracile (1,85 m pour 78 kilos quand même) vaut mieux qu’un physique de bodybuildé.
Autre avantage de l’homme, et pas le moindre: Bernard Laporte est un bon — voire un très bon — parti. En tant que sélectionneur national, il gagne 7.500 euros nets par mois. Après la Coupe du Monde de rubgy, son statut de secrétaire d'Etat aux Sports fera rentrer dans ses caisses entre 13.000 et 14.000 euros bruts par mois. Sans oublier les revenus engrangés par ses multiples propriétés (restaurants, campings dans le sud ou casinos). S’ajoutent encore au pactole ses contrats publicitaires à (Orange, Nike, Bic, La Poste). Pour pérenniser le glamour de notre beau gosse, évitons d’évoquer son faux pas pour le jambon Madrange.
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Ou pire, celle pour le journal «Paru Vendu» d’une délicatesse sans nom envers la gent féminine.
Car Bernard Laporte n’a peur de rien. Pas même de jouer au cow-boy dans le bassin d’Arcachon pour obtenir un permis de construire. «Parce qu'on est dans l'ouest de la France, Bernard Laporte se croit au Far West», s’exclamait François Deluga, président de la Cubas (Communauté urbaine chargée localement de l'eau et des déchets) en juin dernier.
La preuve que, dans ses bras, c’est l’aventure.



















