JO 2016: Rio s'attaque aux moustiques qui peuvent transmettre la dengue

JO Les services sanitaires ont traité le site où auront lieu les épreuves de tir à l'arc...

R.B. avec AFP

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Des agents du service sanitaire de Rio nettoient le Sambodrome le 25 janvier 2016.
Des agents du service sanitaire de Rio nettoient le Sambodrome le 25 janvier 2016. — CHRISTOPHE SIMON / AFP

Les services sanitaires de Rio ont aspergé d'insecticide mardi le Sambodrome de la ville où se dérouleront dans quinze jours les luxueux défilés du carnaval ainsi que les compétitions de tir à l'arc pendant les jeux Olympiques, en août.

Cette mesure a pour but d'éliminer les foyers du moustique Aedes Aegypti qui transmet les virus de la dengue, du chikungunya et du Zika, associé à des cas de microcéphalies chez des nourrissons et dont les cas ont explosé dans le pays, surtout dans le nord-est.

Une quinzaine d'agents en combinaison jaune avec masque et lunettes ont pulvérisé les 900 mètres de la piste du Sambodrome et les tribunes qui recevront 70.000 spectateurs par nuit pour les défilés des écoles de samba (les 7 et 8 février).

«La préoccupation est très grande dans tout Rio parce que c'est une ville de grands évènements. Pendant le carnaval, il y aura une concentration de personnes de divers endroits du monde et du Brésil ce qui facilite l'introduction du virus», a déclaré Marcos Vinicius Ferreira porte-parole du secrétariat à la santé de Rio.

En vue des jeux Olympiques, «il y a des travaux dans toute la ville et c'est très compliqué. La principale mesure est d'éliminer les foyers» de larves, a-t-il ajouté.

Un mois avant l'ouverture des JO, toutes les installations olympiques seront soumises à de nouveaux contrôles afin d'éliminer une éventuelle concentration de ces insectes.

200.000 militaires pour lutter contre les moustiques

Lundi à Brasilia, le ministre de la Santé, Marcelo Castro, a annoncé que 200.000 militaires travailleront à la lutte contre le moustique Aedes Aegypti (ou tigre).

Les militaires «iront de maison en maison pour distribuer des tracts et conseiller les gens, parce que nous savons que nous ne sortirons victorieux de cette lutte que si nous avons l'aide de la population» pour éliminer les foyers de moustiques, a déclaré le ministre.

Mais à Rio, les militaires ne sont pas les bienvenus : «Nous n'en voulons pas, nous n'en avons pas besoin ici. Nous travaillons déjà avec 3.330 agents sanitaires municipaux et 7.000 autres communautaires dans les favelas. Nous avons les moyens de faire face au moustique», a souligné M. Ferreira.

Selon un communiqué de la mairie, en 2016, 705.995 visites d'inspection ont été effectuées dans la ville, avec 121.624 dépôts de larves traités et 46.224 éliminés.