Bousculé par l'OM, le PSG s'en sort franchement bien (2-1)

FOOTBALL Deux penalties d'Ibrahimovic ont fait mal à l'Olympique de Marseille...

B.V.

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Rolando au duel avec Zlatan Ibrahimovic
Rolando au duel avec Zlatan Ibrahimovic — Thibault Camus/AP/SIPA

Depuis que son équipe ressemble à une constellation d’étoiles, jamais le PSG n’a semblé se diriger aussi facilement vers le titre de champion. Mais jamais il n’a eu autant de mal à s’imposer lors d’un classico (2-1).

Parce que même en cherchant bien, on a du mal à comprendre sur le match d’hier comment ces des équipes peuvent désormais être séparées de quinze places au classement. Non pas que la première du PSG soit contestable, loin de là, mais cet OM-là a prouvé qu’il n’était pas destiné à rester embourbé en bas de tableau toute la saison. Appliqués, volontaires, parfois exaltants offensivement, les Marseillais ont largement bousculés un PSG toujours aussi torturé entre son talent et sa nonchalance.

Le PSG marque deux penalties, l'OM en rate un

Autant dire que les voir mener après une demi-heure de jeu sur une belle tête de Batshuayi n’avait rien de bien choquant. Ce qui l’est plus, c’est la façon dont ils ont réussi à foutre en l’air cet excellent début de match en une poignée de seconde juste avant la mi-temps. Deux grossières erreurs défensives, deux pénalties, deux buts. Voilà Ibrahimovic qui devient le meilleur buteur de l’histoire du PSG devant Pauleta, voilà le champion de France qui remet le pied sur un match dont il ne contrôlait rien.

Et là où on s’attendait à voir l’OM craquer et le PSG dérouler, on a surtout assisté à une mini-révolution: les premiers arrêts vraiment décisifs du gardien parisien Kevin Trapp, d’abord sur un penalty de Barrada puis sur plusieurs tentatives de Cabella. Deux penalties réussis d’un côté, un manqué de l’autre, elles sont peut-être là les quinze places d’écart.