Le spectre du dopage rôde toujours

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A l'image de la chanson « EPO, Te Quiero » du groupe La Plage (qui avait sorti le fameux « Coup de boule » l'été dernier après le geste de Zinédine Zidane), le Tour de France reste hélas associé au dopage. « Floyd Landis nous a asséné un terrible coup de poignard l'an passé », explique le patron de la Grande Boucle, Christian Prudhomme, en référence à l'Américain, contrôlé positif à la testostérone.

Si les 189 coureurs ont été déclarés aptes, la perpétuelle chasse aux tricheurs s'annonce une nouvelle fois difficile. L'arsenal de l'Union cycliste internationale (UCI) comprendra ainsi la détection de l'EPO, mais pas des hormones de croissance, dont les tests seront pourtant prochainement utilisables. Dans ce contexte rendu lourd par « l'opération Puerto » en Espagne et l'affaire « oil for drugs » en Italie, le fait de ne pas attribuer de dossard n° 1 au départ de ce Tour est un symbole fort, tout comme la signature d'une charte antidopage. « C'est une culture qu'il faut casser, conclut Christian Prudhomme. Et ça ne se fait pas en deux coups de cuillère à pot. »