VIDEO. Eurobasket : Les films à voir avant de s’enquiller les matchs de Parker et de ses potes

BASKET Avec le Comte de Bouderbala, humoriste et grand fan de basket...

Antoine Maes
— 
Tony Parker, le meneur de jeu de l'équipe de France, le 5 septembre 2015, à Montpellier.
Tony Parker, le meneur de jeu de l'équipe de France, le 5 septembre 2015, à Montpellier. — AFP PHOTO / PASCAL GUYOT

Vous êtes déjà en train de vous ronger les ongles. Comment combler l’attente, en attendant les grands débuts de l’équipe de France à l’Euro de basket, qui démarrera samedi pour les Bleus contre la Finlande ? Et bien comme d’habitude, quand vous êtes complètement désœuvré : lancez-vous un petit film. Et tant qu’à faire, un film de basket. Pour vous aider à faire votre choix, on a consulté le Comte de Bouderbala (A voir au République d’octobre à décembre prochain). L’humoriste, ancien joueur de basket de très bon niveau (jusqu’en N1) a tout vu pour vous.

>> Suivez le premier match des Bleus contre la Finlande à partir de 21h

He Got Game (Sorti en 1998, de Spike Lee, avec Ray Allen et Denzel Washington)

Le pitch : « Le jeune Jesus, joué par Ray Allen, est promis à un grand avenir en NBA. Mais avant cela, il doit passer par une université. Evidemment, tous les agents du pays lui tournent autour et essaient de le signer. Problème : Dans le même temps, son père (Denzel Washington) essaie aussi de le convaincre. Forcément : incarcéré pour avoir accidentellement sa femme, il sera libéré s’il arrive à persuader son fils de rejoindre l’université préférée… du patron d’Attica, où il croupit derrière les barreaux. Une bonne petite plongée dans le monde merveilleux du business des futurs joueurs, avec quelques morceaux de Public Ennemy en prime ».


Avec Samuel L. Jackson donc.

L’avis du Comte de Bouderbala : « C’était marrant, parce que le film est avec Ray Allen. Et on était à la même fac, à Connecticut ! A chaque fois qu’on arrivait à l’entraînement, on avait des posters de lui sur les murs… C’est un des plus grands joueurs de la fac. Moi j’y étais en 2004-2005. Il revenait faire des petits matchs d’entraînement avec nous, c’était cool. J’ai commencé à jouer en 91, quand le film est sorti j’avais 11 ou 12 ans. Quand on a commencé en banlieue, sur les playgrounds, on voulait aussi que nos parents soient fiers de nous ».

Les Blancs ne Savent pas Sauter (Sorti en 1992, de Ron Shelton, avec Wesley Snipes et Woody Harrelson)

Le pitch : Là, on est loin de la NBA, et plus proche du basket de rue. Sidney Deane (Wesley Snipes) se rend compte que Billy Hoyle (Woody Harrelson), malgré son allure de blanc-bec, est un crack balle en main. Il l’emmène donc dans les quartiers noirs, où les joueurs du coin ne se doutent pas un instant que le type est un sacré fortiche, et y laissent donc quelques billets. « It’s not about black. It’s not about white. It’s about green » (sous-entendu, de pognon), prévient la bande-annonce. Si vous êtes attentif, vous apercevrez peut-être furtivement l’immense Gary Payton, qui tripote la balle. Tellement furtivement qu’il n’est même pas au générique.


True Detective, le préquel.

L’avis du Comte de Bouderbala : « Ce qui était bien, c’est qu’on était vraiment dans cette ambiance de playground, de chambrette permanente. Et puis moi ça me plaisait, parce que petit, blanc, avec un physique de marbrier ou de carreleur, c’était ça ! C’était marrant de voir qu’on pouvait gagner du respect en jouant bien. Et puis ça représentait bien les dilemmes des mecs qui essayaient de percer à l’époque. Il y avait Gary Payton est dedans aussi aussi ? ça devait être rapide parce qu’on l’a pas trop calculé ».

Space Jam (Sorti en 1996, de Joe Pytka, avec Michael Jordan et Bugs Bunny)

Le pitch : Déjà, traduisez littéralement le titre. Oui, vous avez bien compris : La confiture de l’espace. Le YOLO total continue avec le scenario, 1/3 Roger Rabbit, 1/3 Independance Day, 1/3 He Got Game. Les Looney Tunes vont jouer leur liberté contre des méchants extraterrestres lors d’un match de basket. Pas bête, ils se mettent en tête de recruter les meilleurs joueurs NBA de l’époque. Et évidemment, il faut convaincre Sa Majesté. Le gros point positif ? Le meilleur casting de joueurs de tous les temps, avec entre autres : Larry Bird, Charles Barkley, Alonzo Mourning, Vlade Divac, Pate Ewing…

Les ravages de la drogue.

L’avis du Comte de Bouderbala : « C’est de la merde un petit peu, on peut le dire. C’est pour les enfants. Au niveau casting c’était quand même balèze. Mais c’était commercial. C’était une façon d’ouvrir le basket à l’étranger. Ils avaient besoin je pense d’ouvrir le truc, donc il fallait qu’il y ait Michael Jordan avec Bugs Bunny, même si ça ne voulait rien dire ».



Michael Jordan, Samuel L. Jackson, Will Ferrell… par 20Minutes

>>> On aurait aussi pu vous parler de Coach Carter, c’est bourré de bons sentiments et si c’est inspiré d’une histoire vraie. Cherchez aussi Basketball Diaries, avec Di Caprio en junkie-shooteur. Blue Chips vaut le détour, parce que ça parle corruption et que Shaquille O’Neal est encore tout mince à l’époque. Mais si vous voulez vraiment vous marrer, rien ne vaut le totalement loufoque Semi-Pro, avec Will Ferrell. Parce que la B-O est d’enfer, mais aussi pour cette scène mythique : L’invention du aley-oop.