«Il faudra lutter pour se maintenir»

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Jean-Marc Furlan sera le prochain entraîneur du club de football de Strasbourg (promu en Ligue 1) et cumulera en même temps le poste de manageur-général, a confirmé mercredi le président du Racing, Philippe Ginestet.
Jean-Marc Furlan sera le prochain entraîneur du club de football de Strasbourg (promu en Ligue 1) et cumulera en même temps le poste de manageur-général, a confirmé mercredi le président du Racing, Philippe Ginestet. — François Nascimbeni AFP/Archives

Après deux semaines de vacances en Nouvelle-Calédonie, Jean-Marc Furlan est arrivé vendredi à Strasbourg pour y signer son contrat de trois ans, à l'instar de son adjoint Nourredine Bouachera. Ce matin, il dirigera son premier entraînement à la Meinau. Agé de 49 ans, ce Girondin à l'accent chantant du sud-ouest compte 273 matchs de Ligue 1 comme joueur (à Bordeaux, Lyon, Lens notamment) et 76 comme entraîneur (à Troyes). Il est le 43e coach du Racing, le quatrième en quatre ans aussi. Morceaux choisis de sa conférence de presse.

- Son arrivée « A Bordeaux, on m'offrait l'équipe sur un plateau. Mais le défi est plus important ici. Le Racing est un club de caractère à la riche histoire. Son potentiel et le discours du président m'ont convaincu. Plus j'écoutais mon entourage qui me disait qu'il était impossible de travailler à Strasbourg, plus j'avais envie de venir pour réussir. »

- Ses ambitions « L'objectif premier pour un promu est de se maintenir. Il faudra lutter pour finir dans les quinze premiers. La L2 et la L1, c'est un peu comme le jour et la nuit. On a six semaines pour devenir une équipe de L1. »

- Son rôle de manager général «Ça me plaît d'avoir des responsabilités plus larges et d'être écouté à tous les niveaux. Mais être un leader ne s'autoproclame pas. Imprimer une ligne directrice à la politique sportive, cela prend du temps. Il faut trois ans pour inscrire durablement un club en Ligue 1.»

- Sa philosophie «Ce qui m'importe avant tout, c'est de gagner des matchs. C'est ça l'oxygène d'un entraîneur. Néanmoins, à mon sens, le fond de jeu est un atout fondamental pour pérenniser un club. Le jeu de passes est essentiel pour attirer les gens au stade. C'est mon cheval de bataille. Ensuite, il faut aussi savoir se montrer efficace dans les deux surfaces de réparation.»

- Son regard sur l'effectif actuel «Il y a de bons jeunes et d'excellents techniciens. Ce qui m'a sauté aux yeux en visionnant quelques matchs de la saison écoulée, c'est l'implication des joueurs, leur volonté de faire remonter le Racing. Ce groupe-là était enthousiaste et solidaire. Il faudra profiter de cette dynamique d'accession.»

- Sa méthode «Le groupe le plus élargi pour moi, c'est vingt-quatre joueurs de champ et trois gardiens. Pas plus. Car sans cohésion, l'échec est assuré. On partira donc en stage à Combloux avec vingt-sept éléments. A Troyes, on a fait dans le social et on a échoué. Il n'y aura jamais de porte fermée, mais il faut être clair avec les joueurs. Ma seule obsession, c'est ce que je dois faire dans l'intérêt du club.»

- Son avis sur les recrues «Grégory Paisley, je le connais bien. Il a un gros potentiel. C'est pour moi la révélation des cinq derniers mois au poste de défenseur central. Quant à James Fanchone, il était libre et va nous permettre d'étoffer notre couloir droit.»