La caïpirinha de trop? Le président du CIO sèche un rendez-vous à Rio

JO

20 Minutes avec AFP

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Thomas Bach à Kuala Lumpur le 3 août 2015.
Thomas Bach à Kuala Lumpur le 3 août 2015. — MANAN VATSYAYANA / AFP

Victime d’un décalage horaire ou d’une caïpirinha de trop ? Le président du CIO Thomas Bach s’est fait porter pâle ce mercredi à la visite du Parc olympique de Rio, à un an du coup d’envoi des JO 2016.

Contrairement à ce qu’annonçait encore mercredi matin le programme officiel, le président du Comité olympique international n’est pas apparu quelques heures plus tard à la visite du Parc olympique de Rio de Janeiro, où il devait donner une conférence de presse commune avec les autorités locales.

Aucune explication n’a d’abord été donnée à cette absence.

Quelques passes et un bain de mer

Ce n’est que lorsque la cérémonie présidée par le maire de Rio Eduardo Paes était bien avancée que le porte-parole du comité d’organisation Rio 2016 a évoqué un gros coup de fatigue du patron du CIO.

« Il était très, très fatigué » après son long voyage de Kuala Lumpur à Rio. Thomas Bach est resté à l’hôtel pour se reposer, a déclaré ce porte-parole devant les quelque 200 journalistes qui couvraient l’événement près du Parc olympique en voie d’achèvement.

A son arrivée mardi à Rio, le président du CIO était apparu en bonne forme. Il avait sacrifié à quelques premiers rituels cariocas obligés, en tapant dans un ballon de football sur la plage avant de prendre un bain.

« Une caïpirinha brésilienne, ça fatigue »

« J’ai bu une caïpirinha avec lui hier », a ensuite commenté le président du comité Rio 2016, Carlos Nuzman.

« Trente heures de vol plus une caïpirinha brésilienne, ça fatigue », a commenté sur le ton de la plaisanterie le maire Eduardo Paes.

Avant d’assurer : « Ce fut juste une caïpirinha », en référence au cocktail national brésilien à base de cachaça (alcool de canne), de citron vert écrasé et de sucre, un peu traître pour les néophytes.

Le président du CIO a fait « un grand sacrifice » pour être à Rio à un an du coup d’envoi des Jeux après son voyage fatigant en Malaisie, a justifié Carlos Nuzman.

Thomas Bach devait néanmoins participer dans l’après-midi à une cérémonie officielle avec les autorités locales et la présidente brésilienne Dilma Rousseff.