«Il reste un problème, celui de la salle»

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Interview de René Le Goff, Président de la Ligue nationale de basket.

En tant que président de la Ligue et président fondateur du Paris Basket, vous devez vous réjouir de la fusion annoncée entre Paris et Levallois ?

C'est évidemment une bonne nouvelle pour les amoureux de basket à Paris. Mais on oublie souvent qu'on avait déjà tenté cette expérience en 1999. A l'époque, c'était la fin du PSG Omnisports, et Canal+ se retirait. Mais cela ne s'était pas fait car on n'était pas assez mûrs.

Les bases d'un grand club à Paris sont jetées...

Oui, mais il reste un problème, celui de la salle. Vous ne pouvez pas vivre à Coubertin avec le tennis, le taekwondo, sans compter qu'il n'y a pas de bar de détente pour les joueurs, d'espace pour la presse... Vous ne pouvez pas non plus être déplacé à Carpentier. Tous les clubs qui réussissent ont une salle digne de ce nom.

L'union sacrée pour un grand club de basket à Paris, c'est aussi deux municipalités de bords différents qui cautionnent cette fusion...

C'est en effet un superbe exemple du « quand on veut, on peut. » J'espère le montrer à Reims et Chalons-en-Champagne, deux clubs de Pro B en difficulté qui auraient intérêt à fusionner.

L'ambition de PBR, c'est l'Euroligue à l'horizon 2010. Cela vous paraît-il jouable ?

Tout est possible, car c'est avant tout une question d'argent. Il règle la question du sportif. La seule petite inquiétude, c'est quand j'entends le député-maire de Levallois (Patrick Balkany) parler de disputer une Ligue européenne fermée dans un avenir proche. Les grandes équipes européennes disposent d'un budget de 30 millions d'euros et en France, Pau est n° 1 avec 6,5 millions d'euros. Paris n'aura que le 6e ou 7e budget de Pro A la saison prochaine.