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Les enfants de la balle jaune

Les enfants de la balle jaune

COULISSESLe tournoi vu du côté des ramasseurs...
Frank Crudo

Frank Crudo

«On doit rentrer sur le court comme les Dalton. Le plus petit devant, le plus grand derrière.» Augustin, 15 ans, fait partie des 250 petits filous chargés de ramasser pendant plus de deux semaines les balles perdus des caïds de la raquette. Encore faut-il passer entre les balles. «Je viens de me faire une entorse des doigts en attrapant un «catch» (traduire un «service direct»)», confie Alexis, 15 ans.

Entre 12 et 16 ans

Difficile également de faire partie de la bande. « Nous organisons chaque hiver des journées de sélection et d'animation, explique Rida Bensalha, responsable des ramasseurs de balles à Roland-Garros depuis... trente-quatre ans. Cette année, nous avons supervisé plus de 2 700 gamins dans toute la France. » Et la sélection est rude : le ramasseur type a entre 12 et 16 ans, possède une licence de tennis, peut se libérer trois semaines en période scolaire, est agile, rapide et endurant. Il doit en outre mesurer moins de 1,75 m. « C'est un métier où l'on doit être le plus discret possible, précise Rida Bensalha. Nous avons fait une seule exception il y a longtemps. Connors avait demandé que l'un de ses ramasseurs de balles fétiche, qui avait trop grandi, soit présent sur le court lors de ses matchs.»

«La plupart des joueurs sont sympa»

Certains joueurs ont ainsi leurs petites manies, que les ramasseurs doivent satisfaire. Tel Richard Gasquet, qui veut recevoir la même balle après un point gagné ou récupérer sa serviette après un échange perdu. Clément et Malisse sont réputés pour leur mauvais caractère. «Mais la plupart des joueurs sont sympas avec nous, souligne Julien, 16 ans. Christophe Rochus, par exemple, nous remercie à chaque fois qu'on lui envoie une balle on qu'on lui tend sa serviette.»

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