VIDEO. Inquiétant, Rafael Nadal peut-il gagner Roland-Garros cette année ?
TENNIS•L'Espagnol réalise sans doute la pire saison de tennis de sa carrière avant de rallier Paris...Paul Arrivé
Sa pire défaite sur terre depuis 2004. C’était en juillet, à Bastad, face à Gaston Gaudio. Un 6-2 6-3 sec, pour un Rafael Nadal qui n’était alors encore qu’un bambin (18 ans à peine). En finale du Masters 1000 de Madrid, dimanche, le Majorquin a subi le même genre de rouste (6-3 6-2), face à un Andy Murray qui n’avait jamais gagné de tournoi sur terre battue il y a encore deux semaines.
A une dizaine de jours du début de Roland-Garros, Rafael Nadal inquiète. L’Espagnol est désormais septième à l’ATP et n’avait jamais été aussi bas depuis le 2 mai 2005. Pourtant il y a encore pas mal de choses qui nous laissent penser que Nadal sera au rendez-vous de la finale, le 7 juin prochain.
Parce que l’an dernier c’était presque pareil et il a gagné quand même
Rappelez-vous : même si la saison de Nadal était moins inquiétante que cette année (titres à Doha et Rio, finales à l’Open d’Australie et à Miami…) avant le sprint vers Roland-Garros, il avait subi deux éliminations en quarts à Monte-Carlo et Barcelone (une demi-finale et un deuxième tour cette année). Certes, il avait gagné Madrid, mais face à un Kei Nishikori qui avait dû abandonner après avoir mené d’un set et un break. A Rome, il avait atteint la finale, pour une défaite en trois sets face à Djokovic (4-6 6-3 6-3). De quoi propulser le Serbe grand favori de Roland. On connaît la suite.
Parce que c’est Toni Nadal qui le dit et il le connaît mieux que nous
«"Rafa" peut gagner Roland-Garros et remporter ou ne pas remporter Madrid et Rome ne changera rien à cela. Son niveau à Madrid l’an passé était moins bon que cette fois-ci. Novak Djokovic est le meilleur joueur du moment, mais à Paris, en prenant en compte l’aspect psychologique, "Rafa" a l’avantage.» On n’invente rien, c’est Toni Nadal, l’entraîneur-tonton du Majorquin qui l’a dit dans L’Equipe la semaine dernière. Si lui est serein (du moins en apparence), existe-t-il une seule raison valable de ne pas l’être ?
Parce qu’il a encore dix jours et le tournoi de Rome pour montrer qu’il est toujours le patron
Malgré ça, l’inquiétude sur l’état de forme de Nadal à l’approche de Roland-Garros est légitime. Sur terre, quatre défaites cette saison dont deux face à Fabio Fognini, ça n’est pas rassurant. Mais tout de même, l'Espagnol est allé jusqu’en finale à Madrid en écartant tranquillement des clients comme Dimitrov ou Berdych. Surtout, il a encore du temps pour se rassurer. Un peu plus de dix jours et le tournoi de Rome, sans Djokovic, Murray, Nishikori ni Ferrer dans sa partie de tableau. Une victoire en Italie et Nadal se repositionnera comme grand favori à sa propre succession.
Rafael Nadal : ses bilans avant Rome et Roland-GarrosCreate infographics
Parce que physiquement et mentalement, ça va
«Au niveau des sensations, cela a tout de même été une semaine positive. Je ne peux pas repartir mécontent. Mon niveau a été meilleur chaque jour même si en finale j'ai fait des erreurs en voulant trop bien faire, j'ai été nerveux», a assuré Nadal dimanche, après la finale. Voilà: «Rafa» est nerveux mais «Rafa» va bien. Physiquement. Mentalement. Surtout, il progresse de match en match. Une montée en puissance qui va se poursuivre à Rome, pour arriver à Roland en patron ?
Parce que Robin Soderling est toujours absent
Dans le cas où ça vous aurait échappé, Rafael Nadal n’a perdu qu’une seule fois en dix ans Porte d’Auteuil. C’était en 2009, face à Robin Soderling. Affaibli par une mononucléose, le Suédois n’a plus joué un match depuis près de quatre ans et ne viendra pas embêter l’Espagnol cette année. Concrètement, sur le format des matchs en trois sets gagnants Nadal est quasi imbattable. Un exemple ? Défait en deux manches (7-6 6-4) par David Ferrer à Monte-Carlo en 2014, il se venge magistralement à Paris en quart de finale (4-6 6-4 6-0 6-1) un mois et demi plus tard. Puis gagne le tournoi. Même s'il y a de fortes chances qu'il commence cette édition 2015 à son pire classement pour un Roland-Garros (il était cinquième en 2005), le fait d’avoir gagné neuf titres sur dix participations place forcément « Rafa » comme favori numéro 1.


















