Coupe d’Europe: Surprise, les instances anglo-saxonnes carottent encore un club français
RUGBY•Le joueur des Saracens Jacques Burger a eu droit à une intervention divine…B.V.
«C’est vrai que les sanctions sont disproportionnées. Ce n’est pas équitable. La compétition est gérée par les Celtes… dès l’instant où on choisit de rentrer dans la compétition, on accepte de faire avec et s’en protéger.» Cela fait cinq ans que nous avons interviewé sur le sujet l’ancien joueur devenu consultant Thomas Lombard, mais rien n’a changé. Quant il s’agit de passer devant la commission de discipline, les clubs français se font toujours enfler.
Enfin, dans ce cas de figure, c’est plutôt un Anglais qui profite de l’affaire. Le troisième ligne des Saracens, Jacques Burger, a été cité dimanche dernier lors de la victoire des Sarries au Racing-Metro pour un déblayage à retardement et sur la tête de Maxime Machenaud.
(Merci au rugbynistère pour l'image)
Dans un tel cas, la sanction prévoit, on cite: «Sanction minimale, deux semaines» de suspension. Ce qui aurait empêché Burger d’affronter Clermont en demi-finale, samedi 18 avril.
Quelle n'est pas notre surprise lorsque nous apprenons après son audition ce jeudi, que le Namibien écope finalement… d’une semaine de suspension. «En retenant la plainte, l'Officier Judiciaire a conclu que l'infraction était dangereuse et méritait un carton rouge, et qu'elle relevait de la sanction minimale, explique un communiqué de l’EPRC, l’instance dirigeante du rugby européen. Compte tenu de l'absence de facteurs aggravants il a réduit la suspension d'une semaine en raison du fait que le joueur ait plaidé coupable, qu'il ait rapidement exprimé des remords ainsi que de son comportement pendant l'audience et de son dossier disciplinaire vierge.» Miracle, Burger pourra donc jouer contre Clermont.
Inutile de préciser que si un joueur français avait fait la même, il aurait écopé d'une peine de prison ferme et aurait été envoyé au bagne de Cayenne pour l'éternité. Faites gaffe les gars, ça va finir par se voir. Vous vous en foutez? Ah…


















