Affaire Manaudou: «On n'arrive pas à joindre Philippe Lucas»

Stéphane Alliès (avec AFP)

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La nageuse Laure Manaudou et son ancien entraîneur Philippe Lucas, le 1er décembre 2006 à Istres.
La nageuse Laure Manaudou et son ancien entraîneur Philippe Lucas, le 1er décembre 2006 à Istres. — AFP

Coup de foudre et conséquences. Au lendemain de la révélation du départ de la nageuse français Laure Manaudou pour l'Italie, le flou persiste autour des circonstances d'un exil inattendu.

Dominique Camus, responsable du club de natation Canet 66, où s'était installé la récente protégée de François Pinault et son entraîneur Philippe Lucas au début de l'année, se la joue zen. «Elle est amoureuse et a décidé de s'entraîner avec Luca Marin en Italie. Pour nous aucun problème, elle reste licenciée à Canet-en-Roussillon. Ce n'est pas la première fois qu'elle pète les plombs pour un garçon.»

«Aucun signe avant-coureur»

Mais derrière ce discours de façade demeure l'inconnue Philippe Lucas. L'impétueux et bourru entraîneur de la championne déjà multi-médaillée s'est terré dans le mutisme. Joint par 20minutes.fr, le Directeur technique adjoint de la Fédération, Patrick Déléaval, confesse ne pas avoir «plus d'infos que celles parues dans la presse». «On n'arrive pas à joindre Lucas. Il doit filtrer ses appels. Je pense qu'il doit être très malheureux et qu'il veut prendre du recul pour analyser la situation». Déléaval avoue sa «surprise»: «Connaissant les conditions de travail et les nouvelles orientations choisies, on ne s'attendait vraiment pas à ça. Il n'y avait aucun signe avant-coureur, en tout cas nous n'étions au courant de rien».

Quant à Esther Baron, championne d'Europe du 200 mètres dos et grande copine de Laure Manaudou (qu'elle a suivi de Melun à Canet), elle relativise l'affaire. «Ce n'est pas grave, je suis ici pour nager, pas pour faire du copinage», a-t-elle commentée, confirmant être en contact avec Laure Manaudou. Et d'assurer: «elle est heureuse».

Pour l'heure, le site internet de Manaudou n'a pas été remis à jour. On peut y admirer sa ligne de vêtement, dont le nom résonne ironiquement. «Attrape moi si tu peux»...