Kachkar, escroc, vraiment trop

S.A

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L'homme d'affaires canadien Jack Kachkar, qui finalise actuellement l'acquisition de l'Olympique de Marseille (L1) a indiqué mercredi ne pas avoir "connaissance d'une quelconque enquête" concernant l'origine de ses fonds, contrairement à ce que rapporte le Figaro.
L'homme d'affaires canadien Jack Kachkar, qui finalise actuellement l'acquisition de l'Olympique de Marseille (L1) a indiqué mercredi ne pas avoir "connaissance d'une quelconque enquête" concernant l'origine de ses fonds, contrairement à ce que rapporte le Figaro. — Michel Gangne AFP/Archives

Kachkar n'a plus, y en a encore. L'actionnaire principal de l'Olympique de Marseille Robert Louis-Dreyfus, a annoncé lundi un dépôt de plainte contre X pour «faux, usage de faux et escroquerie».

RLD dit dans un communiqué avoir «constaté certaines irrégularités et suspecte que plusieurs documents bancaires auraient été falsifiés». Une déclaration qui confirme les informations du
«Point» de lundi, selon laquelle l'homme d'affaire canadien Jack Kachkar aurait produit des faux titres bancaires pour garantir auprès de Robert-Louis Dreyfus son rachat de l'Olympique de Marseille.

«Ni signé, ni autorisé»

C'était il y a un peu plus d'un mois, au cours de ce qui fut l'une des plus belles galéjades que la Canebière ait jamais connu. Le PDG de la société pharmaceutique Inyx, qui s'offre des tours de terrains après les victoires de l'OM, doit donner des gages à RLD pour crédibiliser son offre de rachat du club phocéen. Or, il apparaît aujourd'hui que le titre de garantie produit par Kachkar sur papier à en-tête de la Countrywide Bank, l'équivalent américain de la Caisse d'Epargne, était un faux.

D'après le journaliste du Point Hervé Gattegno, le Branch manager de la banque Ramon Duran affirme n'avoir «ni signé, ni autorisé, ni approuvé la signature de ce document». Fin février, Dreyfus s'irritait de ne toujours pas voir l'argent, malgré les garanties. Et Kachkar de produire alors, à nouveau pour gagner du temps, un «ordre de transfert de fond» émis par le Mellon United National Bank. Un document qui s'avère également suspect.