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«En L2, l'adversité est décuplée»

«En L2, l'adversité est décuplée»

FOOTBALLDernier de L1 à cinq journées du terme, le FCNA s'achemine vers la L2. Une division que Jocelyn Gourvennec a côtoyée...
Recueilli par David Phelippeau

Recueilli par David Phelippeau

Dernier de L1 à cinq journées du terme, le FCNA s'achemine vers la L2. Une division que Jocelyn Gourvennec a côtoyée notamment en fin de carrière à Angers et Clermont Foot. S'il se refuse à parler de relégation pour les Canaris - « tant que mathématiquement ce n'est pas fait » -, il nous livre en revanche les caractéristiques de l'antichambre de l'élite.

Un «environnement» différent. « C'est toujours le même métier. La seule chose qui change, c'est l'environnement. Il y a moins de tapage médiatique. Au lieu de 15 journalistes en L1 la veille des matchs, il y en a 3. Les stades passent de 20 000 à 30 000 supporteurs à entre 3 000 et 10 000 ! Et les salaires dégringolent. Ainsi, je touchais à Angers quatre fois moins qu'à Bastia. »

Un jeu très «physique». « L'adversité est décuplée. Il y a moins de respect entre les joueurs de L2 qu'entre ceux de L1. C'est plus pernicieux. Si Nantes descend, il devra faire face à un public adverse très hostile. Quand j'étais remplaçant et que j'allais m'échauffer, je me faisais allumer ! J'entendais des "T'es fini ! Prends ta retraite ! T'es bidon !" Il faut être prêt à ça. J'ai accepté facilement d'être un joueur de L2. Et j'ai même été heureux ! »

L'importance du mental. « Il faut vraiment se mettre dans la peau d'un joueur de Ligue 2. Quand on a joué à l'échelon au-dessus, on se fait allumer en permanence. Si Nantes est relégué en fin de saison, il y aura un important travail psychologique à effectuer. Si tu n'es pas prêt dans ta tête au combat, t'es mort ! »